Le SNASUB/FSU au service des Personnels Administratifs, des Personnels ITRF et des Personnels des Bibliothèques 
de l’Académie d’Amiens, vous informe

Les informations les plus récentes figurent vers le bas de page

 

L'ACADEMIE D'AMIENS
SANS
INFORMATICIENS 
 

VOUS AUSSI
VOUS ETES CONCERNES

 

Un nouveau préavis de grève a été déposé par le SNASUB/FSU pour couvrir la période des 8 et 9 juillet 2010  

 

ACTUALITES VERS LE BAS DE PAGE

 

Restructurations au MEN : Nouveau schéma directeur informatique

 

 

 

 

SDI = Shéma Destructeur des Infrastructures !

Si le SDI est mis en place, il est prévu un redéploiement de 150 emplois d'informaticiens des différents services informatiques académiques sur 5 ans !

 

Au MEN, il est prévu d’opérer une restructuration des centres informatiques. 

Le bouclage d’un "Schéma Directeur des Infrastructures" (SDI) d'ici fin janvier 2010 

Compte-rendu et analyse du SNASUB/FSU qui a été reçu en audience le 23 novembre au MEN à ce sujet ICI

 

Une circulaire ministérielle ayant pour objet  "Appel à commentaires sur le SDI pour les systèmes d'information et de communication de l'enseignement scolaire" avait été adressée aux Recteurs d'académies dès le 27 octobre 2009 

Voir ci-contre

Le 16 décembre 2009, la pétition contre le SDI et pour le maintien d'un service informatique académique de qualité à été créée et écrite par la Coordination Informatique :
"Nous, personnels informatiques de l'Education Nationale, demandons la refonte complète du Schéma Directeur des Infrastructures en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés et condamnons ce projet synonyme de destruction du service public...

 

 

Le nouveau Schéma Directeur des Infrastructures (SDI)

 

Info syndicale spéciale à l’attention des personnels des services informatiques 
du Rectorat d’Amiens et des Inspections académiques de la Somme, de l’Oise et de l’Aisne

Le Jeudi 4 février 2010
de 14 à 16 heures 
20, Boulevard d’Alsace Lorraine à AMIENS
au Rectorat - Salle 170

 

 

A l'issue de cette assemblée générale, les collègues informaticiens des services informatiques de l'académie d'Amiens (Rectorat, IA de l'Aisne, IA de l'Oise, IA de la Somme) ont listé leurs revendications sous la forme d'une pétition qui a été lue par le SNASUB/FSU à Madame le Recteur de l'académie lors du CTPA du vendredi 5 février 2010

La pétition au format .pdf  imprimable :

Continuons à mobiliser et à expliquer que si les services informatiques disparaissent des services déconcentrés c'est bien à très court terme, la mort des services déconcentrés eux-mêmes qui est en jeu

 

 

 

 

 

 

 

 

REVENDICATIONS des personnels informaticiens de I'académie d'AMIENS

 

Nous, personnels informatiques de I'Education Nationale, demandons la refonte complète du Schéma Directeur des lnfrastructures en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés
et condamnons ce projet synonyme de destruction du service public.

Les points suivants nous paraissent particulièrement discutables :

- le SDI ne présente pas d'objectif clairement définis à part une préparation technique à I'externalisation des fonctions informatiques,

- le SDI ne relate pas les résultats de l'étude de I'existant, ni la motivation réelle des choix et orientations

- le SDI a été élaboré dans une totale opacité sans concertation avec les personnels,

- le SDI ne donne aucun chiffrage que ce soit humain ou financier,

- le SDI est présenté dans les différentes journées techniques rassemblant les personnels informaticiens comme si sa mise en place était déjà entérinée,

- le SDI, moulé dans le jargon ITIL dont il se réclame, considère comme acquis la "mutualisation" centralisée des services au détriment de I'utilisateur final,

- le SDI n'expose pas clairement la future gestion des ressources humaines.

- le SDI ne mesure pas les risques de son impact (fuite des compétences, disparités entre académies liées aux politiques locales et territoriales....),

- le SDI reproduit à l'identique le schéma désastreux mis en lumière récemment dans les médias, en matière de gestion de personnel,

- le SDI, tel qu'il est présenté, laisse la porte ouverte à toutes les interprétations possibles.

Pour I'ensemnble de ces raisons, nous considérons que le schéma directeur des infrastructures impose externalisation, concentration et restructuration, en excluant totalement I'intérêt du
service public et I'avenir des personnels.

Les signataires (certains collègues absents ont néanmoins signé la pétition nationale disponible sur le site http://jesigne.fr/petition-sdi )

 

Communiqué du 5 février 2010 à 12 heures de l’intersyndicale des services informatiques 

L’intersyndicale des services informatiques, conformément à son mandat, a remis ce jour à 10 heures à Monsieur Fournier, Chef du STSI au ministère, les 23 premières motions et pétitions académiques émanant des assemblées générales qui se sont réunies le 4 févier.

Le chef du STSI a indiqué à la délégation intersyndicale qu’il informerait le comité de pilotage du SDI (COPIL) qui se réunit ce jour à 15 heures des prises de position académiques.
Il a tenu à préciser que le ministère ne cherchait pas le conflit sur le dossier.
Le principe d’une nouvelle entrevue des représentants du ministère avec l’intersyndicale à l’issue de la période des congés d’hiver des 3 zones a été retenu : entrevue à arrêter pour le 9 ou le 10 mars prochain.

 

Lundi 8 février 2010

 

En attendant et après consulation des collègues informaticiens, le SNASUB/FSU demande audience à madame le Recteur : "Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir recevoir une délégation académique du SNASUB/FSU, dans les meilleurs délais possibles, pour discuter ensemble de la restructuration des services informatiques académiques et du Schéma Directeur des Infrastructures (SDI). " suite ici

 

 

Vendredi 12 février 2010

Communiqué du SNASUB-FSU


RETRAIT DU SDI ! 

RETRAIT DE LA RGPP ! 
MAINTIEN D’UN SERVICE PUBLIC DE PROXIMITE !

Le SNASUB-FSU se félicite du succès de la pétition nationale contre la mise en place du Schéma Directeur des Infrastructures (SDI), signée par plus de 65 % des personnels informaticiens des inspections académiques et des rectorats, et de la mobilisation qui a rassemblé environ 600 personnes le 4 février 2010. Ce jour-là, à l’initiative de l’intersyndicale nationale (SGEN-CFDT, SGPEN-CGT, SNASUB-FSU, SNPTES-UNSA et SPASEEN-FO), 25 motions ont été adoptées qui se prononcent pour le retrait du SDI.


Les collègues ont raison de réagir et de s’exprimer car les services informatiques sont bien dans la ligne de mire du Ministère et du gouvernement. La mise en place du SDI s’inscrit dans les objectifs du gouvernement d’une réduction massive des missions de service public. Il suffit d’être attentif aux propos tenus ici ou là pour se rendre compte que l’objectif est bien la réduction du nombre de missions de service public. Le 11 janvier 2010, Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, a ainsi déclaré à l’émission « Mots croisés » sur France 2 que « pour réduire les dépenses de l’Etat, il y a des solutions comme supprimer les domaines qui ne devraient pas faire partie du domaine de l’Etat, en l’occurrence la logistique, l’informatique… »


Le projet de SDI est le versant « informatique » de la RGPP appliquée aux services administratifs. Rappelons que :


Les services des retraites des administrations sont également concernés. Le conseil de modernisation des politiques publiques du 12 décembre 2007 a ainsi évalué le nombre de suppressions en personnels « de l’ordre de 1200 ETP, portés à plus de 1800 ETP en cas de suppressions des transferts de trimestres entre régimes (validation de service rétroactive). »

 

Les services de paie seraient ainsi remplacés par un Opérateur National de Paie (ONP). Le conseil de modernisation des politiques publiques du 12 décembre 2007 estime que « Sur 10 000 ETP consacrés à cette fonction, l’ONP permettra de réaliser près de 3 000 suppressions dans les ministères et 800 ETP au Trésor Public (à partir de 2014).»

 

Les services de gestion financière sont aussi menacés car le rapport de suivi de la RGPP de juillet 2008 indiquait que les effectifs financiers et comptables des ministères pouvaient diminuer de 8 à 11 000 postes, toutes administrations confondues, avec l’installation de Chorus, application développée par des sociétés privées.

Tous ces projets s’ajoutent aux mesures de mutualisation qui ont pour objectif la diminution massive des effectifs depuis 2004 (plus de 5000 emplois).

 

Ces mesures sont à mettre en rapport avec ce que le gouvernement veut nous imposer en matière de réorientation professionnelle qui permettra de licencier les fonctionnaires. Nous encourageons les personnels informaticiens à poursuivre la lutte dans le cadre de l’intersyndicale et de développer cette dynamique unitaire dans toutes les académies. 

 

Sans informatique de gestion, les services vont mourir. De ce fait, les personnels des services déconcentrés sont concernés, ainsi que tous les usagers, car la suppression d’une informatique de proximité accentue la dégradation du service rendu. C’est dans l’unité la plus large et la plus forte que, TOUS ensemble, personnels informaticiens et administratifs, usagers des services, nous pourrons gagner. Elargissons et amplifions la mobilisation et décidons ensemble des nouvelles actions à mettre en place.

Les Lilas, le 12 février 2010


 

 

Services informatiques  

Mercredi 10 mars 2010

Communiqué intersyndical Snptes-Unsa Spaseen-Fo Snasub-Fsu Sgen-Cfdt Un Sgpen-Cgt

 

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L’intersyndicale représentant les personnels informaticiens a été reçue mercredi 10 mars 2010 de 10h à 12h30 au ministère. Cette entrevue avait été demandée par l’intersyndicale pour connaître les réponses du ministère aux revendications du personnel portée par l’intersyndicale.

En préalable, le chef de service du STSI nous a précisé que la réunion avait pour objet de présenter à l’intersyndicale les décisions du ministère suite au COPIL conclusif du 5 février et qu’il ne s’agissait pas d’une négociation, n’ayant pas mandat pour cela.

A notre demande de retrait du SDI : le chef de service du STSI nous répond que le secrétaire général du ministère a pris la décision de publier et mettre en œuvre le SDI. Il ajoute que la version définitive du SDI prend en compte les remontées institutionnelles faites par les autorités académiques.

 

A notre revendication d’arrêt des restructurations : le chef du STSI indique que pour le ministère il ne s’agit pas d’une question nationale mais que les restructurations relèvent d’une dynamique académique, et que le SDI sera décliné en schémas académiques.

A notre exigence de maintien des emplois et des missions, le ministère répond qu’il n’a pas de réponse positive à cette revendication :

Les redéploiements dans le cadre du SDI se poursuivront ; les services informatiques ne seront pas épargnés par les suppressions d’emploi dans le cadre de la RGPP.

Sur le maintien de l’informatique de proximité, le ministère nous dit avoir procédé à une clarification dans la version définitive du SDI pour les ADSI et l’assistance et que ces clarifications vont dans le sens des attentes. Sur ce point, le personnel et l’intersyndicale jugeront sur pièce : le ministère doit publier le SDI dans les prochains jours… En tout état de cause, l’intersyndicale qui s’est réunie à l’issue de l’entrevue constate que le ministère persiste dans son refus de prendre en compte nos revendications.

L’intersyndicale appelle le personnel à se réunir en assemblée générale dans les tous prochains jours, propose une manifestation nationale devant les locaux du ministère le 30 mars, et soumet cette proposition à la discussion des AG.

 

 

Compte-rendu de l’audience rectorale relative au Schéma directeur des infrastructures (SDI) du lundi 22 mars 2010

 

Le mardi 30 mars 2010

Les personnels Administratifs et Informaticiens étaient ensemble contre le SDI et les suppressions de postes
 

 

Déclaration du SNASUB/FSU d’Amiens

article du 31 mars 2010

Quelques photos

Mardi 18 mai 2010

Déclaration Intersyndicale contre le SDI 

 

Un conflit social oublié : Les informaticiens de l’Education Nationale

Le SDI tue l'informatique de proximité 

 

Le logiciel Chorus est mis en place au détriment des personnels, selon l'intersyndicale des informaticiens de l'Éducation nationale
Dépêche AEF n°132887 du jeudi 3 juin 2010

 

Pour marquer leur détermination à contester le SDI, les personnels de la Division informatique du Rectorat d'AMIENS se rassemblent régulièrement,  sur leur temps de pause, devant le Rectorat 

 

 

L'ACADEMIE D'AMIENS
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VOUS AUSSI
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Les informaticiens de l'éducation nationale étaient en grève à Amiens ce jeudi 1er juillet avec le total soutien du SNASUB-FSU

 

Les informaticiens de l'éducation nationale étaient encore en grève à Amiens ce mardi 7 juillet 2010 avec le total soutien du SNASUB-FSU

 

La mobilisation des personnels des centres informatiques prend de l'ampleur, mais les tentatives d'intimidation également - comme celle qui s'est déroulée à Nice, avec mise en demeure portée au domicile des collègues afin qu'ils reprennent le travail sous peine de sanctions disciplinaires - confirment que le ministère veut faire peur afin de tenter de démobiliser pour passer en force...

Les services juridiques des Organisations Syndicales sont saisies pour les suites à donner à cette affaire.

Il est encore plus nécessaire que jamais que l'ensemble des personnels administratifs des services déconcentrés, mais aussi des EPLE qui vont être tous directement "victimes" de la suppression de l'informatique de proximité, et de la destruction accélérée de missions et services, soient dans la bataille contre le SDI ; tous les personnels de l' Education sont concernés ( ex CHORUS, DT, ANAGRAM..), mais aussi les parents d'élèves, des problèmes de confidentialité se posent, les plateformes en France ou ailleurs ne peuvent garantir ni la qualité ni la confidentialité des traitements et données


 

Mercredi 30 juin 2010
Voici la lettre de l’intersyndicale envoyée à M. Luc CHATEL, ministre de l’Éducation nationale, porte parole du gouvernement     et le nouveau préavis de grève du SNASUB/FSU qui couvre la période des 8 et 9 juillet 2010 

 

 

Revue de presse mouvement grève du 1er Juillet au Rectorat d'AMIENS

 

Le Courrier Picard, principal quotidien régional, relate notre mouvement d'hier.
De même, France Bleu Picardie,  y va de sa brève, diffusée toutes les heures hier après-midi.
 
 

Vendredi 2 juillet 2010

Nouvelle Rencontre avec le Secrétaire Général de l'académie
 

Le recteur était absent et ne pouvait pas nous recevoir
Le Secrétaire Général avait des informations à nous transmettre d'où notre présence à cette audience, mais nous ne souhaitions pas refaire   une énième audience pour redire nos arguments


Nous avons été reçu par le SG, le chef de cabinet, le chef de la DEC et le chef de la DI

 

Notre délégation était composée de Thierry, Frédéric, Laurent W et Laurent D

 

Nous avions rendez vous à 16h30, la réunion a débuté à 16h45

 

La rencontre a commencé par la phrase du SG "on parle beaucoup de vous en ce moment" avec une photocopie d'article de presse à la main...
La journée et la semaine se finissant, la délégation a informé le SG que nous avions des obligations et que nous devions partir à 17h 00 au plus tard, il a dit que c'était court mais qu'il allait cibler l'essentiel

Son inquiétude reste sur la date de publication des résultats et la manière dont notre opposition au SDI se manifesterait en nous rappelant que l'acte de faire grève est un droit qu'il respecte totalement mais qu'il n'en va pas de même de l'utilisation du matériel informatique, infrastructure ou application informatique pour faire passer nos revendications ou montrer notre opposition.

Nous lui avons rappelé les décisions prises à la dernière AG expliquant que nous avions décidé d'être en grève le jour de publication mais que nous serions prêts à faire les opérations nécessaires à la publication pour respecter cette date mais que nous ne pouvions pas au titre de la délégation lui assurer que nous pourrions assurer l'horaire de publication (10h 00 dans les établissements) et qu'une nouvelle AG aurait lieu lundi où nous en discuterions.
 

Le Secrétaire Général nous a lu des passages qu'il avait surlignés sur la lettre de Duwoye (SG de l'EN), essayant de nous expliquer qu'il y avait des réponses à nos interrogations et questionnements...
Il souhaite travailler avec nous et avec Danièle Danièle - notre chef de division - sur la déclinaison académique de la DSI.

L'audience s'est terminée à 17h 04, le SG nous rappelant sa transparence, sa réactivité et sa disponibilité avec nous sur ce sujet ; il souhaite être averti au plus tôt de nos décisions afin de pouvoir prendre au niveau de l'académie les mesures nécessaires aux répercutions éventuelles que pourraient avoir notre action de grève. Nous lui avons dit que cela avait déjà été le cas et que nous l'informerions...

A titre individuel, il y a des choses intéressantes mais aussi floues dans la lettre de Duwoye que nous avons reçue ce soir à 20 heures.

Au niveau de la forme et du fond de celle-ci, il est étrange de constater que celle-ci ne soit pas formatée comme une lettre officielle avec le logo, les références du document, l'auteur, et surtout qu'elle ne soit pas signée.

Pour information, le titre original du document était "Argumentaire schéma directeur des infrastructures (SDI)" et l'auteur STSI : c'est assez bizarre même si je ne doute pas de l'émetteur de celle-ci.

Autre chose, le canal de diffusion de cette lettre : pourquoi une communication des Secrétaires généraux aux délégations de personnels dans les académies alors que l'intersyndicale n'est même pas contactée ou destinataire de ce document...

Une simple lettre sans en-tête ni signature , comme réponse à notre mouvement c'est vraiment lamentable !

On en reparle lundi tous ensemble et on défini la suite à donner...

 

Lundi 5 juillet 2010 à AMIENS

Assemblée Générale des personnels de la Division Informatique du Rectorat d’Amiens

Lundi 5 juillet 2010 de 12h 30 à 14h 00 Salle René Goblet

 

Nos collègues informaticiens de l'éducation nationale seront en grève ce mardi 6 juillet 2010

 

Depuis plusieurs mois, les personnels informaticiens des Rectorats et Inspections Académiques dénoncent les manœuvres politiciennes et la logique purement comptable du gouvernement qui  tente d'imposer une restructuration des services informatiques au détriment de la qualité et du service public d’éducation.

 

Dans l’académie d’Amiens, comme dans les autres académies, les personnels informaticiens de l'Éducation Nationale réunis en assemblée générale ce lundi 5 juillet 2010 au rectorat d’Amiens, ont décidé qu'ils seraient en grève demain mardi 6 juillet 2010, à l’appel de l’intersyndicale nationale.

 

Dans ce cadre, ils organiseront un rassemblement devant le rectorat d'Amiens de 10h 30 à 15h 30.

 

Voici un document qui explique pourquoi nos collègues informaticiens de l'éducation nationale seront en grève ce mardi 6 juillet 2010 avec le total soutien du SNASUB/FSU de l’Académie d’Amiens (Syndicat National de l’Administration Scolaire Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire)

 

Dernière minute !


Trois collègues de la Division Informatique, dont le responsable de la publication des résultats du bac sur Internet, viennent d’être contactés par le Secrétaire Général de l'académie d'Amiens :

une mise en demeure leur a été envoyée sur leurs messageries électroniques professionnelles.
Après lecture, ils doivent assurer demain la publication des résultats du bac sur le site académique et leur communication aux prestataires privés alors qu’ils seront en grève comme une grande majorité de leurs collègues.
Que risquent-ils à ne pas respecter cette mise en demeure ?
Le secrétaire général a été clair : cet acte serait considéré comme une faute professionnelle...


Visiblement, les mises en demeure sont un mot d'ordre du Ministère lui-même qui résonne dans plusieurs académies.
Il semble que cela ne soit qu’une notification officielle qui n’a pas valeur de réquisition.

 

A propos du droit de grève et de la procédure de "réquisition"

En matière de grève dans les services publics, le texte de référence correspond aux articles L.521.2 à 521.6 dans le code du travail.
Un point c’est tout !


Ce texte de loi prime : l’art. 10 de la loi n° 83-634 du 13.07.1983 portant droits et obligations des fonctionnaires le confirme : "les fonctionnaires exercent le droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent".
Ces articles précisent notamment le rôle déterminant du préavis de grève qui protège les salariés concernés.
 

Sinon, soyons clairs : "il appartient uniquement au gouvernement responsable du bon fonctionnement des services publics de fixer, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, la nature et l’étendue des limitations qui doivent être apportées au droit de grève en vue d’en éviter un usage abusif ou contraire aux nécessités de l’ordre public" (art. 521.2 du code du travail) L’autorité hiérarchique (recteur, chef d’établissement) ne peut donc, en aucun cas, remettre en cause ce droit constitutionnel.


La réquisition : dans tous les cas, elle doit être précédée d’un décret pris en conseil des ministres.

En l’absence de ce décret, elle ne peut être considérée que comme une pression de la part de l’autorité hiérarchique. Le terme "réquisition" ne peut être utilisé mal à propos sans réaction de notre part.
L’autorité hiérarchique a, à sa disposition, des moyens légaux.
Elle doit d’abord s’adresser aux personnels non grévistes pour assurer les services.
Si tous les personnels sont grévistes, elle est en droit de faire appel à des personnels extérieurs à la Fonction publique ou à des retraités pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans les établissements.
Mais, quand un agent participe à une grève, elle ne peut "s’auto-octroyer " un droit de réquisition pour assurer la continuité du service en adressant à cet agent en grève une mise en demeure de reprendre ses fonctions sous peine d’être considéré comme ayant abandonné son poste.

 

Une telle mise en demeure méconnaîtrait le principe constitutionnel du droit de grève...

 

Depuis la mise en demeure des collègues informaticiens de Nice la semaine dernière, de nouvelles mises en demeure sont tombées aujourd'hui dans plusieurs académies (Amiens, Reims, Caen, Aix-Marseille...).

La FSU a envoyé un communiqué au Ministère cet après-midi.

Un nouveau communiqué de l'intersyndicale est en cours de préparation de même que le texte des référés.

 

Message intersyndical Snptes-Unsa - Snasub-Fsu - Sgen-Cfdt - Un Sgpen-Cgt :

Certains d’entre nous viennent de recevoir des mises en demeure de reprendre le travail. Alors que nous étions engagés dans une grève responsable, le ministère vient de donner un tour détestable au conflit.
Les juristes de nos organisations syndicales sont d’ores et déjà saisis pour introduire auprès des tribunaux administratifs des référés suspension ou liberté. Nous leurs avons communiqué les mises en demeure que certains d’entre vous ont reçues.
 

Ces mises en demeure sont une remise en cause du droit de grève et relèvent de l’intimidation. Nous communiquerons demain à l’ensemble des équipes syndicales et des collègues, les modèles pour introduire ces référés.

Un communiqué de l’intersyndicale avait été fait avant que ne nous remontent les informations que des mises en demeure tombaient. Une interpellation ferme du ministère et des responsables académiques est en cours de préparation : on ne peut se réclamer des principes de la République et dans le même temps en bafouer les valeurs fondamentales.

Des collègues nous ont fait part de leur crainte face à ces mises en demeure. Il nous faudra là encore faire preuve d’esprit de solidarité et d’unité. Si ces collègues sont contraints de travailler, ils le feront sous la menace.

C’est une motivation supplémentaire pour être toutes et tous dans la grève demain. Si certains pouvaient encore émettre des doutes sur les réelles intentions du ministère, il n’est plus permis aujourd’hui d’en douter.

Le ministère pense avoir gagné, il vient tout simplement de commencer le conflit !

Grèves des informaticiens de l’Éducation nationale : le droit de grève doit être respecté

 

 

Nos collègues informaticiens de l'éducation nationale étaient bien en grève ce mardi 6 juillet 2010 à Amiens, après que certains d'entre eux n'aient été obligés d'obtempérer et de publier les fameux résultats...

Seule la publication des résultats sur internet figurait sur les mises en demeure ; les résultats ayant été transmis aux établissements en temps et en heure, cette publication, sans valeur officielle,

a néanmoins conduit à le ministère a donner signe de vie ... Et bien évidemment de la pire façon imaginable !

Nos informaticiens vont sans doute déposer un référé au tribunal administratif.
 

Paris, le 6 juillet 2010

Motion lue en CONSEIL SUPERIEUR DE LA FONCTION PUBLIQUE D’ETAT en présence du ministre Eric WOERTH

 

L’ensemble des organisations syndicales représentées au CSFPE (FSU - UNSA - CFDT - CGT -FO - SOLIDAIRES - CGC - CFTC)

 

o soutient l’action des informaticiens de l’Education Nationale et leur mobilisation pour le retrait du schéma directeur des infrastructures

o condamne les mises en demeure de reprendre le travail qui leur sont adressées depuis quelques jours

o considère que ces mises en demeure constituent de véritables atteintes au droit de grève

 

Les informaticiens ont construit leur action afin de ne pas pénaliser les usagers du service public d’éducation durant le bac et notamment les élèves.

Ceux-ci, en effet, pourront toujours consulter leurs résultats dans leurs centres d’examen.

 


 

Galerie photos du 6 juillet 2010 NON AU SDI ACTUEL

 

Communiqué du SNES/FSU Amiens


Grève des informaticiens : Nouvelle dérive autoritaire du Rectorat d’Amiens

Le SNES-FSU condamne fermement l’attitude du Rectorat d’Amiens qui a contraint par le biais de mise en demeure des personnels grévistes à assurer leur service aujourd’hui.

Depuis plusieurs mois, les informaticiens de l’éducation nationale sont mobilisés pour protester contre une réorganisation de leurs services conforme à la norme actuelle en ceci qu’elle a pour objectif de réduire le nombre de postes, et la qualité du service rendu. A cette fin, les personnels ont recouru aux moyens d’action habituels des salariés en lutte, y compris la grève.

Aujourd’hui, mardi 6 juillet, les informaticiens étaient de nouveau en grève. Le Rectorat d’Amiens a décidé de les priver de leur droit constitutionnel à la grève en les mettant en demeure d’assurer leur service afin de publier sur le site internet du Rectorat les résultats du bac, et fournissent à des sociétés privées avec lesquelles le Rectorat est lié, ces informations.

Pourtant, les personnels grévistes, soucieux de l’intérêt des jeunes, avaient fait en sorte que tous les lycées de l’académie puissent afficher les résultats en temps et en heure, afin que les candidats ne pâtissent pas de cette action.

Une telle attitude est une atteinte aux libertés fondamentales.

Elle témoigne de la dérive de plus en plus autoritaire du Rectorat d’Amiens depuis la nomination du Recteur Mucchielli, qui ne s’est guère illustré dans sa fonction jusqu’à présent que par cette conception très réactionnaire du dialogue social.