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Nous vous invitons à signer la pétition pour l'amnistie des jeunes anti-CPE, pour dire Non à l'acharnement répressif (bas de page) 

                                       

 

Une belle victoire d’étape !

Il faut bien mesurer ce qui vient de se passer.

Obtenir le retrait du CPE d’un gouvernement qui, depuis la réforme des retraites, prétendait pouvoir rester sourd à ce qu’exprime le pays, ce n’est tout de même pas rien !

C’est un authentique succès de l’action syndicale unitaire et de la mobilisation des lycéens, des étudiants, des salariés de toutes générations.

C’est la preuve de l’utilité et de l’efficacité du syndicalisme dès lors qu’il sait mener une action unie dans la durée.

Il faut évidemment rester vigilants d’ici le vote au Parlement, mais sachons tout de même apprécier cette belle victoire.

Évidemment tout n’est pas réglé pour autant, mais ce recul doit renforcer notre détermination et notre capacité à agir pour remettre en cause les autres aspects régressifs de la politique gouvernementale en matière économique et sociale (loi sur l'école, CNE, " apprentissage junior ", loi sur " l'égalité des chances ",...). Dans cette perspective le SNUipp et la FSU ont d’ailleurs renouvelé leur proposition d'états généraux pour l'avenir des jeunes, d'un vaste débat débouchant sur des décisions notamment concernant la formation (initiale et continue), les qualifications, l'emploi.

C’est aussi dans l’objectif de donner une suite au mouvement qu’ils appellent également les personnels à assurer dans l’unité le succès des manifestations du 1er mai dans le département.

 

Michel Dubuis Secrétaire départemental FSU         le 11 avril 2006

L'enterrement du CPE ...  

Amiens s'est bougé !                             Amiens s'est bougé  !

à l'Hôtel de ville

Amiens en nocturne revendicative 

et festive le 11 avril 2006

à la Cathédrale
Rassemblement nocturne, sonore et lumineux 

 

mercredi 12 avril 2006, 18h48

Les députés français votent l'enterrement du CPE

 

mercredi 12 avril 2006, 20h10

Après le CPE, retour progressif à la normale dans les universités…

 

Seules deux universités restaient bloquées et 14 perturbées, selon le ministère de l'Education

Sur les 62 universités qui ne sont pas en vacances, 46 fonctionnaient normalement mercredi, selon un bilan du Ministere de l’Education Nationale.

Quatorze universités restaient "partiellement perturbées" et deux (Montpellier III et Toulouse II) étaient toujours bloquées ou fermées.

Selon l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), les étudiants d'Amiens, de Besançon et de Montpellier ont décidé de poursuivre le blocage jusqu'aux vacances de Pâques, à la fin de la semaine.

En revanche, les assemblées générales de Caen et de Nice se sont prononcées en faveur de la fin du mouvement.  

 

 

Evénement

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, revient sur les trois mois de mobilisation contre le CPE qui ont réveillé le mouvement syndical.

«Il faudra ouvrir le dossier du CNE»

par Muriel GREMILLET et François WENZ-DUMAS QUOTIDIEN : mercredi 12 avril 2006

Secrétaire général de la CFDT, François Chérèque revient sur trois mois de conflit qui ont conduit au retrait du CPE. Et tire les premières leçons de ce mouvement.

Estimez-vous avoir remporté une importante victoire syndicale ?

Evidemment ! Et pour trois raisons. La première, c'est que nous avons mobilisé sur un thème unique. C'est une des leçons de ce mouvement : il est plus facile de mobiliser sur un motif très identifiant que sur l'emploi ou la défense des droits des salariés en général. Ensuite, l'unité syndicale a été très, très forte, y compris avec les organisations d'étudiants et de lycéens. Enfin, en face, notre interlocuteur a été particulièrement maladroit. Il n'a utilisé aucune possibilité du dialogue social pendant trois mois.

Allez-vous tenter de transformer l'essai en demandant l'abrogation du contrat nouvelles embauches ?

Aujourd'hui, la bagarre contre le CNE est sur le terrain juridique. Et au moment où le gouvernement veut un débat sur la sécurisation des parcours professionnels, il lui sera difficile de ne pas ouvrir le dossier du CNE. La CFDT le demandera.

Avec le CPE, Villepin pensait apporter une réponse au chômage des jeunes. En quoi s'est-il trompé ?

Le gouvernement avait mal posé le diagnostic de départ. Par exemple, sur le chiffre du chômage des moins de 26 ans, il est faux de dire que 22 % des jeunes sont au chômage. Rapporté à la classe d'âge des 16-25 ans, il est de 8 %, puisque l'écrasante majorité des jeunes poursuit des études, beaucoup plus que chez nos partenaires européens. De plus, leurs situations dans l'accès à l'emploi sont très diverses. Le CPE donnait une réponse unique à des situations différentes. Ainsi, 71 % des jeunes les plus qualifiés sont en CDI dans les deux ans suivant la fin de leurs études. En masquant le vrai problème de ceux qui sont en difficulté, le gouvernement a suscité la colère de ceux qui ne se sentaient pas, eux, en difficulté. Ce qu'il faut, c'est inventer des parcours différenciés vers l'emploi pour les jeunes, en fonction de leur histoire dans la formation et de leur histoire sociale.

Le 16 janvier, le Premier ministre lançait le CPE. Pensiez-vous ce jour-là obtenir son abrogation trois mois plus tard ?

Quand on mobilise, on espère toujours gagner. Mais je n'imaginais pas le refus total de dialogue que le gouvernement allait nous opposer. La seule attitude qui nous restait était la contestation. Personne ne pouvait prévoir que les mouvements successifs allaient être de plus en plus forts, jusqu'à la journée du 4 avril. C'est, je crois, le premier mouvement de ce type.

Il y a eu peu de grèves, même dans les transports publics...

Nous avons démontré qu'on pouvait être forts sans faire la grève. C'est aussi pour cela que ce mouvement est resté populaire tout au long de ces trois mois. On a pris soin d'y associer la population sans pour autant la handicaper dans ses déplacements. L'autre surprise, c'est le soutien massif des salariés du privé, notamment de jeunes salariés de petites entreprises, qui venaient pour la première fois à une manif. En fait, c'est tout le malaise d'une génération face à la précarité et ses conséquences qui s'est exprimé à l'occasion de ce mouvement contre le CPE.

On a vu les syndicats de salariés agir en étroite liaison avec les organisations de jeunes. Est-ce aussi une originalité

de ce mouvement ?

Depuis quelques années, la CFDT a développé un contrat de coopération avec la Confédération étudiante. Il n'y a pas de raison que le type de syndicalisme que défend la CFDT ne se retrouve pas dans le syndicalisme étudiant. Avec les mouvements lycéens, la relation est un peu différente. Ils assurent une expression essentielle pour l'accès des jeunes à la citoyenneté. Mais, lorsqu'il s'agit de mineurs, les organisations syndicales doivent être très prudentes, éviter les appels inconsidérés et prévenir les risques de dérapages. Lors des réunions de l'intersyndicale, les cinq grandes confédérations ­ CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC ­ ont agi en organisations responsables, expliquant, par exemple, qu'on n'appelait pas comme cela à une grève générale. D'autres n'ont pas toujours été aussi claires. Que la FSU, principale fédération de syndicats d'enseignants, soutienne par principe toute forme d'action des lycéens et étudiants et propose d'emblée la grève générale ne me paraît pas très responsable. L'action syndicale doit aussi être un travail d'éducation populaire. Quand il y a eu certains débordements, à la fin du conflit, dans les gares ou à la porte des entreprises, comme chez Airbus, il y a eu peu de voix pour dire : «Attention, il y a des limites à ce que l'on peut faire.» Il est vrai que la leçon d'instruction civique n'est pas venue du sommet de l'Etat. Pendant deux mois, le Premier ministre a dit : «Il faut respecter les institutions.» Il a répété : «Le texte est voté, il faut l'appliquer !» A l'arrivée, le président de la République promulgue et demande de ne pas appliquer la loi. Et on finit par un texte d'origine parlementaire, présenté par le Premier ministre !

La crise sociale n'a-t-elle pas révélé une crise des institutions ?

Les institutions fonctionnent selon les hommes qui les font fonctionner. Tous promettent de consulter les partenaires sociaux mais l'oublient ensuite. Quand j'ai rappelé au Premier ministre l'obligation, prévue par la loi Fillon de mai 2004, de laisser les partenaires sociaux négocier avant tout changement des règles sociales, il m'a répondu : «Je ne suis pas obligé, c'est seulement dans le préambule de la loi.» Nous sommes le seul pays en Europe à fonctionner comme ça.

En France, les syndicats seraient trop faibles pour s'engager dans une réforme...

Oui, le syndicalisme est faible en nombre d'adhérents, tout comme les partis politiques. Mais il faut relativiser en terme de représentativité électorale. Nous sommes dans un cercle vicieux : les syndicats sont trop faibles, donc le pouvoir politique prend les décisions, les syndicats ne peuvent que s'opposer, et on leur reproche d'être trop faibles pour participer à la décision. Il faut briser ce cercle. La réforme des retraites a été débattue pendant un an, puis négociée cinq mois. Elle est aujourd'hui appliquée. C'est la preuve que l'on peut s'engager.

La mobilisation réussie contre le CPE va-t-elle se traduire un regain d'adhésions syndicales ?

Depuis deux mois, les demandes d'adhésion affluent, et pas seulement chez les jeunes.

Ces trois mois annoncent-ils une recomposition du monde syndical autour de l'unité d'action retrouvée entre la CGT et la CFDT ?

Il est évident que lorsque les deux principales organisations syndicales françaises s'entendent sur un mode d'emploi, qu'elles sont capables de s'engager ensemble et, comme on dit au tarot, de «mener le petit au bout», cela marque dans notre pays. Maintenant, la question qui se pose est d'être aussi capables de mener le petit au bout sur des négociations. Si on peut en faire la démonstration, le syndicalisme français peut être transformé. Aujourd'hui, on est au milieu du chemin.

 

 

Le Premier Ministre a annoncé lundi 10 avril qu’il proposait «d’engager une

 discussion sans a priori », en particulier sur la précarité et l’insertion des jeunes dans l’emploi...

 

Il faut ouvrir des négociations dans les meilleurs délais sur la résorption de la précarité dans la Fonction Publique !

Paris le 13 avril 2006

 

GCT – FO – UNSA – FSU – CGC

à Christian JACOB,

ministre de la Fonction publique :

courrier intersyndical du 13 avril 2006

 

lundi 17 avril 2006

La coordination nationale étudiante ne désarme pas

Forts du retrait du CPE, une partie des étudiants veulent croire à un élargissement des revendications mais, selon le gouvernement, l'immense majorité des facultés se remet en ordre de marche.

La coordination nationale étudiante, réunie à Nancy, a voté dimanche un élargissement des revendications et appelé à une nouvelle journée d'action ce mardi pour demander le retrait du CNE.

Réunis durant le week-end à Nancy, près de 200 délégués de la coordination nationale étudiante ont appelé à de nouvelles journées d'actions le 18 avril, le 25 avril et le 1er mai.

Elle espère convaincre étudiants et lycéens de manifester le 18 avril pour exiger le retrait de la loi sur l'égalité des chances dans son intégralité et l'abrogation du CNE, considéré comme le père du CPE.

La journée du 25 avril, marquée par des actions autour des tribunaux, viserait à obtenir l'amnistie des jeunes mis en examen ou condamnés lors des manifestations étudiantes contre le contrat première embauche.

Enfin, le 1er mai serait une journée de "convergences avec les salariés", qui défileront comme chaque année à l'appel des confédérations syndicales.

François Goulard a prévenu qu'en cas de persistance des blocages, les responsables des universités pourraient être amenés à "demander le concours de la force publique". 

"Il ne faut pas que l'année soit perdue pour les étudiants", a-t-il insisté ! ! ! ! ! !

 

Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE. Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés engagés dans ce mouvement ont finalement obtenu gain de cause. Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs », sont condamnés à la chaîne par les tribunaux. 

 

Cet acharnement répressif est d’autant plus inadmissible que les exemples abondent qui révèlent l’injustice et l’arbitraire de ces arrestations et le plus souvent de ces condamnations. 

 

Alors que le CPE a vécu, il serait totalement incompréhensible que le pouvoir continue à vouloir faire payer sa défaite aux jeunes engagés dans ce mouvement. Nous demandons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre.

Amnistie des jeunes anti-CPE

Nous vous invitons à signer la pétition pour l'amnistie des jeunes anti-CPE, pour dire Non à l'acharnement répressif


C'est un appel du journal l'Humanité, vous pouvez signer sur le site du journal : http://www.humanite.fr

NON A L’ACHARNEMENT REPRESSIF !
AMNISTIE DES JEUNES ANTI-CPE

 

 

 

 

 

 

 

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