Temps fort d'une semaine sociale chargée,
Appel du SNASUB/FSU à la grève du 20 novembre 2008
Les personnels
BIATOS
(personnels exerçant dans les Bibliothèques universitaires, personnels
Ingénieurs, techniques
de recherche et de formation, personnels Administratifs) sont appelés
à la grève le jeudi 20 novembre
2008 !
la grève dans l'EN a été très suivie
Taux de grévistes académie par académie y compris personnels ATOSS
Des dizaine de milliers d'enseignants, de lycéens et de personnels IATOSS ont fait grève et manifesté en France
contre les suppressions de postes et la politique éducative du gouvernement.
Forts d'une participation soutenue - 150.000 manifestants en France selon la FSU - les syndicats espèrent avoir ébranlé les "certitudes" du ministre.
"Le message adressé est clair et constitue une véritable interpellation au ministre", a déclaré le Snes-FSU, majoritaire. "La grève est une réussite, elle est majoritaire", a renchéri l'Unsa-Education.
Un peu plus d'un tiers des enseignants (33,39%) étaient en grève, selon le ministère de l'Education, dont 48,62% en primaire et 21,26% dans le secondaire.
Pour les syndicats, plus d'un enseignant sur deux était en grève dans les collèges et lycées, selon le Snes-FSU (majoritaire), et 69% des professeurs des écoles en primaire, d'après le SNUipp-FSU (premier syndicat).
La quasi-totalité des organisations dénoncent pêle-mêle la suppression de 13.500 postes à la rentrée 2009, la réforme du lycée et "l'entêtement" du ministre de l'Education.
Elles ont également mis en avant jeudi l'ampleur des manifestations, en nette hausse par rapport à celle du mois d'octobre, qualifiée de "flop" par Xavier Darcos.
"ASSEZ DU MÉPRIS"
A Paris, des milliers de personnes - 40.000 selon la FSU, 9.000 selon la police - ont défilé du jardin du Luxembourg jusqu'aux abords du ministère de l'Education.
"Ça correspond à un ras-le-bol profond dans l'éducation face à la politique menée", a déclaré à Reuters Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première organisation syndicale de la fonction publique.
à Amiens aussi ! La manifestation est réelle !

Plus d'un enseignant sur deux était en grève en collège-lycée et 69% en primaire selon les syndicats
En Picardie, à Laon, 450 professeurs ou stagiaires de l'IUFM se sont rassemblés pour manifester dans la matinée
avant que 1.500 personnes ne se rassemblent devant la maison de la culture à Amiens en début d'après-midi.
Dans la Somme, selon les syndicats, à peu près comme au niveau national, 60% des enseignants étaient grévistes, premier et second degrés
confondus.
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Les causes du ras-le-bol sont en effet multiples :
Les personnels BIATOS ont toutes les raisons de se mettre en grève ce jeudi 20 novembre, comme
les personnels des autres catégories de l'éducation nationale ou de l'enseignement supérieur,
même si le traitement médiatique de la journée
omettra encore une fois de citer les appels à la grève des organisations syndicales de personnels
BIATOSS... notamment ceux émanant des syndicats de la FSU, nous serons dans la grève le
jeudi 20 novembre prochain !
Pour ce qui concerne les personnels de Bibliothèques, ITRF ou bien de l'administration scolaire et universitaire, les causes du ras-le-bol sont multiples
Conditions de travail dégradées suite aux
nombreuses suppressions de postes dans la filière administrative du second degré (3.500 depuis 2004,
500 prévues au budget 2009 notamment dans les inspections académiques),
annonce de 450 suppressions
de postes dans l'enseignement supérieur,
mise en oeuvre de la RGPP,
blocage de salaires
compris le plus souvent entre 1.050 et 1.500 euros nets mensuels indemnitaire inclus,
développement
de la rémunération au mérite (prime de fonction et de résultat dite PFR),
Bref, la liste est longue sans être toutefois parfaitement exhaustive !
Pour un service public d'éducation à la hauteur
des besoins, ouvert à tous et de qualité, pour des personnels qualifiés, à statut et exerçant dans
de bonnes conditions, oui, il nous faut nous mobiliser dans l'unité pour stopper les contre-réformes
éducatives destructrices, les suppressions d'emplois, stopper la mise en oeuvre de la RGPP ; oui il
nous faut nous mobiliser pour gagner une augmentation générale des salaires et la revalorisation des
carrières et ainsi imposer une meilleure répartition
des richesses.
Dans l'unité de toutes les catégories
de personnels, enseignants et non enseignants, pour faire aboutir les revendications !
Philippe Lalouette
- Snasub Amiens
Le SNASUB-FSU de l'académie d'Amiens appelle l’ensemble des personnels de son secteur à faire grève le 20 novembre, et à participer massivement aux manifestations et assemblées générales
Même si nous savons que les média ne parleront pas forcément des personnels BIATOS dans la grève du 20 novembre,
malgré nos efforts, que nos revendications spécifiques risquent donc d’y être noyées, le SNASUB/FSU croit aux vertus de l’unité
intercatégorielle des personnels, pour la mobilisation, pour la satisfaction des revendications.
Et quoi de plus efficace pour être visibles et audibles que de répondre présents massivement dans les rassemblements
et manifestations de ce jeudi de lutte ?
Place à la mobilisation
!
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AISNE Manifestation 10h 00 Inspection Académique, Cité administrative à LAON
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OISE AG 14h 00 Maison de Quartier St Lucien à BEAUVAIS Manifestation
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SOMME
Manifestation 14h 30 Maison de la Culture à AMIENS |
Appel national du SNASUB/FSU à la grève du 20 novembre 2008
Alors que la rentrée 2008 s’est passée dans des conditions particulièrement difficiles dans notre secteur, avec 1000 postes en moins, le projet de budget triennal prévoit de nouvelles coupes dont 500 dans les services déconcentrés dès 2009, et quelques 225 dans l’enseignement supérieur.
Les ministres multiplient les annonces unilatérales et se refusent à tout dialogue véritable. Cette politique va nuire durablement au service public d’éducation, à la réussite de tous et dégrader les conditions de travail des personnels.
Dans la confidentialité ou même le secret, un certain nombre de « réformes » sont en marche :
- on découvre après « Edvige », un appel d’offre qui a pour but de surveiller le débat social sur Internet et notamment les syndicats ;
- on découvre une « erreur » dans le bleu du budget du Supérieur lequel intégrait les magasiniers et les assistants de Bibliothèque dans les corps ITRF ;
- on découvre le troc fait par AI avec le MEN d’accepter la suppression de 1700 postes dans l’ASU en 3 ans contre une « Prime de fonctions et de résultats », qui non seulement transforme le salaire en salaire trinôme, et plombe à nouveau durablement la revalorisation du point d’indice, en individualisant encore davantage la rémunération (ceci avant même que cela soit discuté à la FP) ;
- on découvre enfin le début de la privatisation de nos missions avec le marché passé avec un opérateur privé, d’une plate-forme téléphonique de renseignement du début à la fin des opérations de mutations des enseignants. En privatisant, on transmet des informations confidentielles au privé et en même temps on porte un coup aux syndicats en les devançant dans la communication des résultats et plus grave, on minimise le rôle des CAP et donc la défense des personnels.
Mobilisons-nous
• pour un autre budget répondant à l’ensemble des besoins sociaux et pour le retrait des suppressions d’emplois programmées ;
• pour le maintien des missions du service public, réalisées par des fonctionnaires d’Etat ;
• pour l’abandon des réformes qui remettent en cause la réussite de tous les jeunes et pour l’ouverture d’un véritable dialogue social sur les questions éducatives ;
• pour la défense de nos statuts, des droits syndicaux et du paritarisme ;
• pour le rattrapage et la progression pouvoir d’achat, la revalorisation de tous, et l’abrogation de la PFR.
TOUT CECI EST POSSIBLE, LES EVENEMENTS RECENTS ONT PROUVE QUE L’ARGENT EXISTE QUAND ON LE VEUT, LA HAUSSE DU POUVOIR D’ACHAT AURAIT UN EFFET BENEFIQUE SUR LA RELANCE DE MEME QUE LA CREATION DES EMPLOIS PUBLICS NECESSAIRES
Le SNASUB appelle les personnels à faire grève, à manifester et à se réunir en
Assemblées Générales le 20 novembre prochain pour débattre des suites à donner à l’action.