40 ans après mai 1968 nos rendez-vous !

par ordre chronologique du 29 avril au 24 mai !

 

Le mois de mai 2008 s’annonce comme un temps forts de mobilisation pour combattre les régressions programmées par le gouvernement tant dans l’Education, que dans toute la Fonction publique ou encore sur les questions de retraite et de santé.
La Fsu a bien évidemment tout mis en oeuvre pour que l’unité la plus large se réalise.

D’ores et déjà des rendez-vous d’action sont prévus et notamment le jeudi 15, journée de grève dans toute la Fonction publique, et le dimanche 18 mai avec la Manifestation nationale Education à Paris.
Au-delà du fait qu’il s’agira d’un anniversaire, dans la perspective des actions à venir, il est donc important que le 1er mai 2008 soit à la hauteur des enjeux et que le plus grand nombre de salariés du public et du privé, de précaires, de privés d’emploi profitent de cette journée internationale pour exprimer haut et fort leurs revendications.
Nous appelons donc chacune et chacun à bien mesurer les enjeux de ce rendez-vous et, par leur présence dans les manifestations, à en assurer la réussite.

COMMUNIQUE DE PRESSE    Tous dans la rue le 29 avril !

 

Pour un autre budget et pour le rétablissement des postes supprimés en particulier par la transformation des heures supplémentaires en emplois, le maintien des enseignements dispensés aux élèves, le maintien de l’offre de formation, contre la dégradation des conditions d’études et pour leur amélioration : nous avons besoin du rétablissement des 400 postes supprimés dans le 2nd degré de l’académie d’Amiens (115 postes ont été retirés dans le seul but d’être « convertis » en heures supplémentaires), du rétablissement des 31 postes d’administratifs supprimés, du remplacement de toutes les fins de délégation d’étudiants surveillants et de créations d’emplois dans les vies scolaires !

Pour la consolidation des trois voies de formation au lycée, l’arrêt de la généralisation des bacs professionnels en trois ans et de la disparition des sections de BEP : de 26 fermetures de BEP, le recteur d’Amiens est passé à 66 fermetures voire davantage et ce dans la plus totale opacité…

Pour l’ouverture de véritables négociations sur la revalorisation des métiers de l’éducation (le rapport Pochard ne pouvant en aucun cas constituer une base de discussion).


Pour l’amélioration des conditions de travail des personnels du service public d’éducation, nous exigeons un autre budget pour l’éducation et un moratoire pour maintenir les postes supprimés, nous exigeons une revalorisation des carrières, des salaires, le respect des statuts, des missions et des métiers des personnels de l’éducation nationale.


Pour la sauvegarde du service public et laïque d’éducation, de la maternelle à l’université, nous appelons les personnels, les parents et les lycéens à se mobiliser nombreux le 29 avril, nouvelle étape de notre lutte. 

 

 

 

Tous dans la rue le 29 avril, à l’appel du SNES, du SNEP, du SNUEP et du SNASUB/FSU, du SNFOLC, de la CGT-Education, de SUD-Education, des parents de la FCPE Picardie, de SUD-Lycéens

 

APPEL du SNASUB AMIENS


Pour l’annulation des 31 suppressions de postes administratifs prévues à la rentrée 2008 pour notre académie, pour l’annulation de toutes les suppressions d’emplois dans l’éducation nationale,
Contre la mise en place de la RGPP (révision générale des politiques publiques), tueuse d’emplois et de services publics...
le SNASUB/FSU Amiens invite les personnels BIATOSS de l’académie à rejoindre :


RASSEMBLEMENT académique à AMIENS devant le RECTORAT à partir de 17h 30

 

                            

 

Ce 1er mai 2008 intervient dans un contexte particulier pour les salarié-es.


D’un côté les effets de la crise financière et économique mondiale se font sentir douloureusement sur le pouvoir d’achat, l’emploi et les conditions de travail, etc., tant en France que dans le monde entier.

De l’autre, le gouvernement Sarkozy-Fillon généralise l’offensive contre les acquis sociaux, la protection sociale et les services publics. Pour eux c’est clair, c’est aux travailleurs de payer la facture !


Les organisations signataires appellent à faire de la manifestation du 1er mai 2008 un moment d’expression des revendications du monde du travail contre les régressions sociales en cours ou en préparation mais aussi pour la satisfaction des revendications au niveau international :

 

A l’heure où de nouvelles hausses de tarif sont décidées (gaz, transport ferroviaire…), il nous faut gagner l’augmentation générale des salaires. L’argent des profits (près de 100 milliards d’euros pour les entreprises du CAC 40 pour 2007) doit servir à garantir notre pouvoir d’achat.

A l’heure où le chantage patronal menace les emplois dans le privé (Good-Year/Dunlop, Airbus, Whirlpool, Cosserat, etc…) et où des milliers d’emplois publics sont supprimés par le gouvernement au nom de la Révision générale des politiques publiques, nous devons réaffirmer notre droit au travail, le refus des licenciements ou des suppressions de postes.

A l’heure où le gouvernement veut imposer les 41 annuités de cotisations pour une retraite à taux plein, il nous faut défendre le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, avec une pension de haut niveau permettant de vivre décemment. Il faut imposer la prise en compte de la pénibilité des métiers dans le calcul des droits.

A l’heure où les services publics les plus élémentaires sont remis en cause par le plan de rigueur du gouvernement (santé, éducation…), nous devons exprimer notre attachement à leur bon fonctionnement et à leur présence sur l’ensemble du territoire. Il nous faut défendre l’égalité d’accès des citoyens à des services publics améliorés, et non pas accepter leur disparition progressive.

Concernant les sans-papiers, les organisations signataires dénoncent le recours aux expulsions systématiques et exigent une politique humaine de régularisation.

La manifestation de ce 1er mai 2008 ouvrira le mois anniversaire des 40 ans de la grève générale de mai 68. Nous appelons les salariés à se réapproprier les éléments de cette histoire récente.
Que l’évocation de ce 40ème anniversaire remette au goût du jour l’exemple d’une mobilisation d’ensemble du monde du travail, durable, unitaire et interprofessionnelle qui avait permis d’arracher au patronat et au gouvernement de l’époque une augmentation générale des salaires

 

 

Manifestations pour un 1er mai 2008 de solidarité, de revendications, d’anniversaire !
Rendez-vous à Amiens à 10 heures Place de l’Hôtel de Ville
Abbeville à 10h. 30 Place du Pilori
D’autres rassemblements sont prévus...

 

   

 

   

 

 

Jeudi 15 mai : grève dans la fonction publique contre la RGPP et dans l’éducation nationale contre les 

suppressions d’emplois


Pour protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement
GRÈVE ET MANIFESTATIONS UNITAIRES
LE JEUDI 15 MAI 2008
DANS L’EDUCATION NATIONALE ET LA FONCTION PUBLIQUE
LES RENDEZ-VOUS DANS LES DÉPARTEMENTS 
Le convergences syndicales du SNASUB AMIENS

 

Place à la mobilisation !

AISNE

10h 00 Place Foch à LAON

OISE

14h 30 devant le chateau de CHANTILLY
(ville du Ministre Eric Woerth)

SOMME

14h 30 Maison de la Culture à AMIENS


Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.

L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ; un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ; 

l’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ; 

un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim. 

 

Les organisations signataires (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, SUD EDUCATION) appellent les personnels à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions.

Elles décident de faire du jeudi 15 mai, une étape massive et rassemblée de la mobilisation notamment par la grève et/ou des manifestations.

 

Gréve le 15 mai 2008 et manifestation à Amiens
Le mouvement de grèves et de manifestations du 15 mai a été fort
Plus de 200 000 manifestants contre les suppressions de postes dans la fonction publique
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Mis à jour le 15.05.08 à 19h22

Le premier chiffre est fourni par la police, le second par les organisateurs des manifestations.
Paris : entre 18 000 et 50 000 manifestants.
Marseille : entre 7 000 et 30 000.
Nantes ; entre 5 000 et 7 000.
Grenoble : entre 7 000 et 15 000.
Toulouse : entre 7 000 et 15 000.
Lyon : entre 5 000 et 10 000.
Bordeaux : entre 6 200 et 10 000
Rennes : entre 12 000 30 000
Le Havre : entre 3 500 et 4 500
Rouen : entre 5 500 et 8 000
Caen : entre 3 000 et 8 000
Le Mans : entre 4 000 et 7 000
Strasbourg : entre 2 000 3 000
Lille : entre 4 000 et 6 000
Perpignan : entre 3 500 et 5 000
5000 manifestants à Lille, plus de 2000 à Amiens

Enseignants et fonctionnaires ont défilé ce 15 mai contre les non-remplacements de postes annoncés
A Amiens, les manifestants étaient environ 1.500 selon la police, plus de 2.000 selon les syndicats

Les lycéens étaient là aussi pour soutenir leurs professeurs.
Le nombre de grévistes à la mi-journée : dans l'académie d'Amiens, le rectorat communiquait à la même heure des chiffres en 

précisant que tous les établissements n'avaient pas renvoyé leurs données et que certains professeurs ne travaillant pas le 

matin peuvent se déclarer grévistes l'après-midi. 

Premier degré : 28,5%, collèges : 35,7%, lycées 18% et lycées professionnels 12,4% (ces chiffres concernent les enseignants).
Les syndicats annoncent quant à eux au niveau national 55% de grévistes dans le secondaire et 63% dans le primaire.

Près d'un enseignant sur deux en grève, des lycéens formant le gros des cortèges dans les manifestations : l'éducation 

nationale et la question des suppressions de poste ont été au centre de la journée de mobilisation dans la fonction publique, 

mardi 15 mai.

Les chiffres fournis jeudi faisaient état d'une mobilisation importante des agents du secteur, aussi bien selon les méthodes de 

comptage du ministère que des organisations syndicales. Pour les collèges et lycées, les syndicats avançaient un taux de 

grévistes supérieur à 55 %, et atteignant 63 % dans les écoles. Selon le ministère de l'éducation nationale, les grévistes 

étaient 33,55 % dans le secondaire, et 46,16 % dans le primaire.

La question de la suppression des postes dans l'éducation était également au cœur des cortèges qui ont défilé jeudi dans 

plusieurs villes de France. Entre 200 000 et 300 000 personnes – selon les chiffres de la police ou des organisateurs –, ont 

participé à ces manifestations au niveau national. A Paris, ils étaient entre 50 000 et 60 000, selon la FSU (18 000 selon la police), 

à dénoncer la "politique de démantèlement" du service public du gouvernement et les suppressions de postes prévues en 

2008-2009. 

Dans le cortège, Jean-Claude-Mailly, pour Force ouvrière, évoquait "une grogne et un mécontement" touchant l'ensemble des fonctionnaires, alors que François Chérèque (CFDT) dénonçait la "seule vision comptable" du gouvernement.

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 18 mai : manifestation nationale de la FSU, en défense de l’éducation nationale

 

Possibilités de déplacements en cars

 

 

Pour l'AISNE

 

au départ de St Quentin (10h 30 Gare SNCF) via Vouel (11h 00 Mairie)


au départ de Laon (10h 30 Place Victor Hugo) 

via Soissons (11h 00 Hôtel de Ville) 

via Villers-Cotterets (11h 30 Place Aristide Briand) 

Réservations 

au 06.82.17.79.82
ou à
fsu02@fsu.fr

 

Pour l'OISE

 

au départ de Beauvais (11h 00 Place du Jeu de Paume) 

via Méru (11h 40 Gare SNCF)

au départ de Noyon (9h 00 Cours Druon) via Compiègne (9h 45 Cours Guynemer) via Creil (10h 30 Place Carnot)

Réservations 

au 03.44.05.02.20 ou au 06.28.13.29.74
ou à
fsu60@fsu.fr

Pour la SOMME

 

au départ d'Abbeville (10h 00 Théâtre) 

via Amiens (10h 45 Bd Faidherbe) 

via Roye (11h 30  Péage A1) 

Réservations 

au 03.22.72.95.02 

ou à snasub.amiens@wanadoo.fr

ou à fsu80@fsu.fr

 

 

 

L'éducation est un investissement ...

Contre la destruction du Service Public

Contre la sélection sociale à l’école

Contre les milliers de suppressions de postes

Pour le Service Public d'Education

Pour la réussite de tous les jeunes

Pour d'autres choix budgétaires

… pour l’avenir de tous !

La manifestation nationale pour l’éducation, un incontestable succès !
dimanche 18 mai 2008
 

 

La manifestation nationale pour l’éducation à l’appel de la FSU a été un incontestable succès : 45000 participants venus de toute la France dans un défilé dynamique et combatif. Ce succès manifeste le maintien d’une forte mobilisation porteuse d’exigences fortes pour une école de la réussite pour tous. A l’évidence cette mobilisation a été amplifiée par l’intervention du Président de la République.

Le gouvernement a la responsabilité de prendre la mesure des ces attentes et d’y répondre par de premiers gestes qui permettent de relancer un dialogue social qu’il a bloqué.


 

 


Journée d'action sur les retraites le 22 mai 2008

 

 

La FSU se retrouve pleinement dans les revendications qui seront portées le 22 mai « journée nationale interprofessionnelle d’action et de manifestations » sur les retraites. 

 

Le 22 mai, la FSU appelle les personnels à se mobiliser massivement pour la sauvegarde des retraites solidaires et contre l’allongement de la durée de cotisations, avec l’ensemble des salariés. Elle se félicite de l’appel unitaire pour ce jour là et entend y prendre toute sa place sur la base de ses revendications.

 

Nous informons la profession que la FSU, comme les autres fédérations de fonctionnaires, a déposé un préavis de grève.

 

Nos manifestations de jeudi 

Pour l'AISNE

Manifestation unitaire départementale à

SAINT-QUENTIN

Place du 8 octobre

à 17h. 30

Rassemblements à

CHATEAU-THIERRY

Place Paul Doumer

à 17h. 00

HIRSON

Salle des travailleurs Rue de Dinant

à 16h. 30

 

Le 22 mai, la FSU appelle les personnels à se mobiliser massivement pour la sauvegarde des retraites solidaires et contre l’allongement de la durée de cotisations, avec l’ensemble des salariés. 

 

Pour l'OISE

Manifestation unitaire départementale à

BEAUVAIS  

Place du Jeu de Paume

à 14h. 30

 

 

 

 

Afin de permettre la participation la plus importante possible, la FSU Oise a déposé un préavis de grève le 22 mai qui concerne l’ensemble des personnels pour que, tous ensemble, nous fassions entendre nos revendications.
- pour la sauvegarde des retraites solidaires 
- contre l’allongement de la durée de cotisations 

Pour la SOMME

Manifestation unitaire départementale à

AMIENS

Place de la Maison de la Culture

à 14h. 30 

 

Nous avons plaidé au plan départemental pour que les manifestations aient lieu en soirée. Ce sera le cas à ABBEVILLE à 17h00 Place de l’Hôtel de Ville et FRIVILLE à 16h00 Place Jean Jaurès.

 

 

 

 

Cela étant, nous informons la profession que la FSU, comme les autres fédérations de fonctionnaires, a déposé un préavis de grève.

 

 

Retraites : un projet de régression sociale

Le gouvernement persiste à allonger la durée d’assurance à 41 annuités, tout en prétendant maintenir la solidarité entre générations et redonner confiance dans le système ! Pour la FSU bien au contraire, ces propositions inacceptables qui conduisent à la baisse des pensions sont de nature à fragiliser le régime par répartition, et sont donc profondément inégalitaires.

Or une note récente du COR montre que le besoin de financement lié au maintien de la durée actuelle de cotisation est très limité.

La question de l'emploi des seniors est traitée à coup de sanctions et d'incitations financières faute de s'attaquer à la réalité sociale du travail et de l'emploi.

L'impact désastreux des réformes sur les carrières courtes (notamment celles des femmes), marquées par la précarité et le chômage, continue d'être ignoré.

La mesure visant à relever les petites retraites par un minimum social (minimum vieillesse) sonne comme un aveu.

Rien d'immédiatement positif n’apparaît dans ce document, et lorsque des principes sont énoncés, ils ne sont suivis d’aucun élément précis. La FSU constate qu'aucune des préoccupations qu'elle avait formulées et des propositions qu'elle avait faites ne semble réellement prise en compte.

Ainsi la confirmation des départs pour carrières longues est assortie de conditions. Le gouvernement se dit attaché à ce qu'il existe un minimum de pension mais n’en fixe pas le niveau ! Il prend acte du problème créé par la revalorisation des pensions portées au compte (régime général) mais se contente d’indiquer qu'il faudrait « trouver les moyens de financer » une réforme ! 

Il annonce une revalorisation des pensions en septembre 2008, sans en préciser la hauteur ni dire si elle sera rétroactive.

Sur l'âge de la retraite, il se contente de prendre acte des positions exprimées par les partenaires sociaux, sans dénoncer la proposition du Medef de le reculer.

Sur les avantages familiaux et conjugaux, il est « urgent d’attendre » le rapport du COR », mais les femmes fonctionnaires qui ont perdu les bonifications par la loi Fillon de 2OO3 attendaient un signal fort du gouvernement alors que toutes les études montrent que les pensions des femmes sont inférieures à celles des hommes et que la compensation par les droits dérivés est indispensable. Et il propose de faire payer les avantages familiaux par la politique familiale, au détriment de quoi ? Que va-t-on alors sacrifier dans la branche famille ?

Pour les fonctionnaires, il reconnaît l'échec des « secondes carrières » mais reste dans le domaine des promesses ; il en va de même pour la prise en compte de la spécificité des métiers : il n’annonce rien de concret pour les fins de carrière (notamment la CPA) et la prise en compte de la pénibilité.

Les jeunes sont les grands oubliés, alors qu’ils seront les grandes victimes de ces réformes injustes : aucune proposition n’est faite pour compenser des entrées plus tardives dans l’emploi, la précarité et les temps d’études alors même que certaines mesures visant à prolonger l’activité au delà de l’âge de la retraite risquent de jouer contre l’emploi des jeunes .

Les propositions de financement allant dans le sens de la justice sociale, comme la taxation des stock-options, sont occultées.

Manifestement, le gouvernement veut « diluer » le rendez vous de 2008 en ouvrant de fausses fenêtres pour donner l'impression d'une démarche équilibrée. D'ailleurs, les mesures législatives seront incluses dans la loi de financement de la sécurité sociale et dans la loi de finances 2009 (pour la Fonction Publique). Il propose un « point d'étape » en 2010 sur les perspectives au-delà de 2020.

Mais la situation appelle un répons urgente : la FSU considère indispensable une mobilisation interprofessionnelle. Les manifestations du 1er mai doivent en être une première étape. Au delà, la FSU souhaite que toutes les organisations syndicales se concertent et décident d'agir de manière forte et unitaire dans les prochaines semaines pour empêcher ce mauvais coup et mettre en évidence que d’autres solutions sont possibles

 

 

La FSU, reçue par André Santini sur les retraites mercredi 30 avril, a rappelé sa très large opposition au texte gouvernemental. 

 

Des trois leviers susceptibles d'équilibrer les régimes de retraite, - l'âge de départ, le niveau des pensions et l'augmentation des financements -, le gouvernement ne retient que l'allongement de la durée de cotisation, qui conduit de fait à la baisse des pensions. Pour la FSU, c'est de l'augmentation des cotisations et des revenus qui les supportent qu'il faut débattre.

Toutes les questions soulevées par la FSU, en particulier, la question des jeunes, de la prise en compte de la précarité, des années de formation et des années d'étude ont été renvoyées à d'autres échéances quand elles n'ont pas été ignorées.

La FSU a souligné les risques pour l’emploi des jeunes que pouvait générer la suppression de la limite d’âge.

La FSU déplore une nouvelle fois le refus de toute discussion sur les conséquences pour la pension des femmes de la réforme des bonifications pour enfants en application de la loi de 2003.

La FSU a reposé avec force la question des fins de carrière et demandé un réexamen de la cessation progressive d'activité : le ministre n’a pas rejeté cette problématique mais l’a renvoyée pour l’instant aux discussions à venir sur les conditions de travail et les parcours professionnels.

La FSU s'inquiète de la réforme annoncée de l'IRCANTEC, qui dégradera les pensions des agents non titulaires de la Fonction Publique et d'une partie de ceux des fonctionnaires qui relèvent de plusieurs régimes.

Pour ces derniers, la FSU revendique l'extension de la mesure de proratisation qui a été prise en 2004 pour les salariés du régime général et des régimes alignés.

La FSU se félicite de la décision prise par les cinq confédérations d'un appel à la mobilisation des salariés le 22 mai prochain.

 

Elle a pris toute sa part dans cette journée d'action !

 

"Retraite solidaire". Tel était le mot d'ordre de la centaine de manifestations organisées à travers toute la France jeudi. A l'appel de huit centrales syndicales, les grévistes sont descendus dans les rues de l'Hexagone pour dénoncer l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

L'appel à descendre dans les rues a été entendu aussi à AMIENS. 

Beaucoup, beaucoup de monde dans la rue !

 


Pour les syndicats, l'ampleur du mouvement dans la rue doit contraindre le gouvernement à revoir son projet. "Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a ainsi estimé Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, dans le cortège parisien. Pour François Chérèque, le leader de la CFDT, "après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table". Dans un communiqué, le Parti socialiste, lui, dénonce un projet "réalisé sans concertation et surtout sans négociation (...) marqué par la précipitation qui caractérise désormais chacune des prétendues réformes du gouvernement". Reste que pour ce dernier, François Fillon en tête, l'affaire est tranchée: le Premier ministre a rappelé mercredi soir sur France 2 que le passage à 41 ans était acté.

 

et maintenant ...

 

 

Journée de mobilisation du samedi 24 mai


Pour la défense de l’Ecole Publique et pour une politique ambitieuse 

pour l’Education.


La FSU appelle, avec d’autres syndicats, la FCPE, et de nombreuses associations liées à l’Enseignement
Public, à assurer le succès des manifestations organisées samedi 24 mai pour la défense de l’Ecole Publique et pour une politique ambitieuse pour l’Education.

 APPEL des fédérations de l’éducation

(FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, SUD Education), de la FCPE, l'UNEF, l'UNL, la FIDL et des associations complémentaires (la JPA, la Ligue de l’Enseignement et les CEMEA)

Les fédérations de l’éducation (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, SUD Education), la FCPE, l'UNEF, l'UNL, la FIDL et les associations complémentaires (la JPA, la Ligue de l’Enseignement et les CEMEA) se félicitent du succès du développement de l’ensemble des mobilisations, notamment de la journée de grève du 15 mai.

Les organisations dénoncent l’absence de vraies réponses du ministre de l’Education Nationale et du gouvernement aux revendications et exigences exprimées.

L'annonce d'un projet de loi imposant un service d’accueil des élèves le jour de grève par les communes et la remise en cause des conditions d’exercice du droit de grève constituent une diversion et une véritable provocation.

Les organisations signataires rappellent leurs exigences d’un service public de qualité qui permette par une autre politique éducative et budgétaire de transformer l’école et de mettre en place des dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Elles rappellent leur opposition aux milliers de suppressions de postes, à la multiplication des heures supplémentaires et au développement de la précarité qui ont des conséquences néfastes sur la qualité du service public de l’éducation nationale et dans l’enseignement agricole public.

Elles rappellent que le projet de programmes pour le premier degré traduit une vision passéiste et rétrograde de l’école ainsi qu’un recul pédagogique et didactique. Il a été très largement contesté par les personnels, les formateurs, les chercheurs et les parents.

Les organisations rappellent leur exigence d'une réforme des lycées concertée ayant pour objectif la réussite de tous les élèves et permettant le maintien et l'amélioration des voies générales, technologiques et professionnelles, à l'opposé des logiques purement comptables portées par le gouvernement.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure du mécontentement et de l’inquiétude exprimés.

Elles appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours au plan national et local.

Faisons du samedi 24 mai une grande journée nationale de manifestations qui réunissent tous les acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants et personnels de l'éducation, associations complémentaires, lycéens, étudiants.

Elles envisageront ensemble très rapidement les suites à donner si le gouvernement ne prend pas en compte attentes et revendications.

CEMEA, FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, JPA, Ligue de l’Enseignement, SGEN-CFDT, SUD Education, UNEF, UNL, UNSA Education.

Le 20 mai 2008

 

pour la SOMME

Rassemblement le samedi 24 mai à 15h00 Place Gambetta 

à Amiens pour une marche funèbre jusqu'au Rectorat

 

On se bouge
pour l’école !


Tract départemental à diffuser très largement dès aujourd'hui

 

pour l'OISE

Rassemblement le samedi 24 mai à 14h30 devant l'Inspection Académique à Beauvais

 

et on s'est bougé à Amiens !

Musique funèbre, sacs plastiques noirs, ballons noirs, cercueil, oeuillets rouges

Tout y était ! même un silence lourd durant la marche

En voici un clin d'oeil

 

et à la fin de la marche,

dépôt du cercueil sur

le parvis du Rectorat d'académie...

et puis lâcher des ballons noirs

en signe de deuil