| grève
nationale réussie !
Les taux de grévistes et les perturbations mardi, secteur par secteur
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Communiqué FSU Elle constitue un indéniable succès qui exprime avec force les attentes et les revendications des personnels. Le gouvernement doit en prendre la mesure et répondre sans tergiverser aux exigences portées par le mouvement. Les premières déclarations des ministres concernés ne sont pas à la hauteur de la force du mouvement et de ses attentes. |
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et à Amiens aussi ! L'énorme démonstration publique |
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| La
manif d'Amiens était grandiose, du jamais vu : 10.000 selon les RG |
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Ce véhicule devançait le cortège de l'Education et les syndicats de la Fsu, nous étions au volant !
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et voilà ce que l'on voyait devant, dans nos phares |
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Et voici ce que l'on voyait derrière nous ... |
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Impressionnant ! |
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| de
quoi rendre un adminitratif heureux, même en colère !
et jusqu'au soir ! |
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Les fédérations de la Fonction publique, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC appellent tous les agents des trois versants de la Fonction publique
(Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l’Assemblée Nationale) dans toute la France, sur des exigences en matière de salaires, d’emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la Fonction Publique
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issu de la réunion des fédérations de l'éducation du 23 octobre 2007
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Tous
en grève le 20 novembre prochain ! |
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Les 7 fédérations de la fonction publique qui se sont réunies le 22 octobre sont très vite arrivées à un accord pour une journée nationale de grève et de manifestations le 20 novembre 2007 (c'est le jour du vote du budget à l'EN) Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique |
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Modernisation édito
Convergences du n° 132 d'octobre 2007 A
l'inverse, la spéculation génère pour certains d'énormes
profits. Pierre BOYER - Snasub/Fsu |
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Les grèves et manifestations de novembre secteur par secteur |
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Appel de la coordination nationale universitaire des 10 et 11 Novembre 2007 |
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Un service public de l’enseignement Supérieur et de la Recherche, des moyens de vivre et un statut pour tous Grève et Manifestations le 20 Novembre Les organisations syndicales soussignées de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche se félicitent de l’appel unitaire à la grève le 20 novembre des fédérations de la Fonction Publique : CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC. Rien dans les propositions du gouvernement ne répond aux deux revendications essentielles : pouvoir d’achat et emploi public. Les dernières mesures annoncées en matière de pouvoir d’achat sont dérisoires (contenu, nombre d’agents concernés), alors que les personnels exigent un rattrapage, une revalorisation du pouvoir d’achat pour tous et une refonte globale de la grille indiciaire. Face aux exigences d’un service public de qualité et de proximité, répondant aux besoins de toute la population, basé sur des emplois publics statutaires, le Premier Ministre affirme: « Moins de services, moins de personnels, moins d’Etat ». La suppression de plus de 22 000 postes dans le projet de budget 2008 porte atteinte au service public et aux débouchés de nombreux étudiants. Avec le Pacte Recherche et la loi « Libertés et Responsabilités des Universités », avec un budget 2008 sans création d’emplois de titulaires pour l’Enseignement supérieur et la Recherche, le gouvernement dispose déjà de moyens pour mettre en place cette politique et entraîner ce secteur dans la généralisation des contrats précaires et de statut privé (CDD, CDI) et dans une concurrence sans limite. Loi LRU, une attaque contre les universités La loi « Libertés et Responsabilités des Universités » n’apporte pas de réponse aux besoins du service public, identifiés de longue date par la communauté universitaire et ses organisations représentatives concernant notamment l’avancée de la connaissance, le rapprochement dans un système homogène des diverses formations supérieures, la démocratisation de l’accès aux études et la réussite des étudiants. Cette loi est un précurseur des intentions du gouvernement pour le reste de la Fonction Publique. Un des premiers textes d’application présentés généralise le travail étudiant dans les universités. L’opposition à la loi LRU et à la politique universitaire du gouvernement, amorcée dès juin par des votes de motions dans les conseils d’administration, se traduit par un large mouvement de mécontentement – Assemblées Générales, grèves, manifestations – au moment où les projets de révision des statuts des établissements montrent combien la démocratie et la collégialité sont altérées. … et contre les organismes de recherche En même temps, est confirmée la volonté gouvernementale de démanteler les organismes de recherche. Avec un rôle limité à celui d'élaboration des politiques scientifiques. Le CNRS agences de moyens, ils perdraient leur rôle d'ilet les universités ont des rôles et responsabilités communs et complémentaires. S'est nécessaire de redéfinir et d' élaborer démocratiquement leur coopération – notamment en matière de cotutelle des UMR –, cela ne doit en aucun cas résulter de choix autoritaires du seul pouvoir politique. L’évolution nécessaire du CNRS ne saurait conduire à le démanteler. La transformation du CNRS en des instituts mono-disciplinaires coupés des universités serait sclérosante, sa dilution brutale dans les universités serait source de graves dysfonctionnements. Des choix budgétaires désastreux Les choix budgétaires pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche sont désastreux. Aucun recrutement supplémentaire n’est prévu alors que c’est une condition indispensable à l’amélioration de la réussite en licence. Le projet de budget 2008 renforce aussi considérablement la part des financements de la recherche sur projets (essentiellement par l' ANR), tout en actant une stagnation des crédits récurrents des unités. Comment alors assurer le développement d’une recherche dans tous les domaines de la connaissance ? De plus, une part importante des moyens est consacrée au crédit-impôt-recherche, sans contreparties notamment en matière d’embauche. Enfin, aucune réponse n’est apportée à la précarité des personnels et des étudiants, la priorité étant donnée aux recrutements sur CCD, aux bourses au mérite et aux prêts étudiants. Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales soussignées de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche appellent les personnels et les étudiants à participer à la journée de grève, de rassemblements et de manifestations du 20 Novembre avec tous les autres fonctionnaires. Organisations signataires : FSU (SNESUP,SNCS,SNETAP,SNEP,SNASUB);CG T (SNTRS); UNSA (SNPTES,A & I,Sup‘Recherche);SOLIDAIRES (Sud-Recherche-EPST);UNEF Intégralité du texte de l'appel intersyndical Sup Recherche le 14 novembre 2007 |
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Communiqué du Snasub - Fsu Le Snasub est solidaire des étudiants et des personnels mobilisés contre la loi "Libertés et Responsabilités des Universités" adoptée le 10 août 2007, pendant les vacances universitaires le 14 novembre 2007 |
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Grèves solidaires
Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis. C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.
Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La défense de la solidarité sociale passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.
En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux les soumettre à la dépendance des marchés et aux besoins des entreprises privées. Elle engage une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle signifie une attaque en règle contre le droit à l’étude et contre l’espace public d’éducation.
Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.
C’est pourquoi, non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous contribuerons du mieux possible à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la Fonction publique. (signatures à envoyer à solidarite-greve@club.fr)
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Aux Usagers
des Services Publics
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| En Picardie |
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Déclaration des organisations syndicales :
UD-CGT 80, UNSA, FSU 80, UNEF, SOLIDAIRES Ensemble, Public / Privé Après le 18 octobre 2007 Amplifions la mobilisation |
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Manifestations
académiques du mardi 20 novembre 2007
dans la foulée de la première démonstration de force du 18 octobre dernier !
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| AISNE | OISE | SOMME |
| 10h
00
Rassemblement devant le Lycée Paul Claudel Place Foch à LAON |
15h 00 Rassemblement Place du Jeu de Paume à BEAUVAIS
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14h 30 pour les personnels de l'éducation nationale Rendez-vous devant l'Inspection Académique rue Germain Bleuet puis jonction avec les manifestants des autres secteurs 15h 00 Rassemblement Place de la Maison de la Culture à AMIENS |
Que nous propose sarkozy pour augmenter notre pouvoir d’achat ?
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Augmentation des salaires en 2007 à lire !!!! 206% pour Sarkozy et 0.8% pour nous : le compte n’y est pas !
Tous dans la rue le 20 novembre pour notre pouvoir d’achat et l’emploi public!
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L'UPJV Amiens Vote la Grève et le Blocage |
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Etat de la mobilisation dans les universités jeudi 15 novembre Point effectué par la FSE Paris : 37 facs en grève avec blocage |
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Le
Président de la République se voit proposer
une augmentation de 140%
de
sa
rémunération après les augmentations considérables
des ministres en 2002 (pour éviter le recours aux fonds secrets). De
même, le budget de l'Elysée va tripler en
2008 parce qu'il «s'agit de faire la transparence
sur un système pervers de mise à disposition des ministères» ! Le
scandale EADS confirme le dévoiement de
centaines de millions d'euros à l'heure ou les
prix des produits de première nécessité augmentent
(alimentation, loyer, transport...) Rien n'y fera, les revendications dans ce contexte ne peuvent que s'affirmer dans la grève et les manifestations en novembre : -
augmentation
des salaires, -
défense
des retraites, -
contre
les suppressions de postes. Le
20 novembre s'annonce comme
un succès
: poursuivons
!
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Convergences Syndicales du Snasub/Fsu d'Amiens de Novembre 2007
Défense individuelle et mobilisations collectives |
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A
chaque grève son héros. En 1968, ce fut Daniel Cohn-Bendit. En novembre
2007, c'est dit, ce sera Jean-Pierre Pernaut, présentateur du 13 heures
de TF1 et farouche défenseur de la veuve et de l'usager torturés par les
grévistes privilégiés. Depuis lundi, Pernaut bout. Il grommelle, fait
des mines et lève les sourcils. Certes, il est comme ça, Pernaut, mais
tous les JT sont de la partie, accumulant les poncifs, balayant la pédagogie,
relayant sans barguigner la parole gouvernementale. Au point que, chez les
grévistes, on se met à virer des AG télés et journalistes. Récit
d'une semaine de JT de grève.
La
galère Je
suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et étroit,
à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l'Antiquité… Je suis ?
La galère, bien sûr. Les JT n'ont que ce mot-là à la bouche, entendu
des dizaines de fois. Lundi, au sommaire du 20 heures de France 2, «galères
en prévision». Quelques instants plus tard, c'est «une journée
galère» qui se dessine. L'image est la même mardi sur TF1 à 13
heures : «Pour demain, prophétise Pernaut, on nous annonce du
mauvais temps partout avec de la neige, du froid, de la pluie et du vent,
un jour de galère donc pour des millions d'usagers des transports en
commun». Tandis que son collègue PPDA débite de la «galère
en perspective». Pas raté : dans la nuit de mardi, «la galère
a commencé» sur i-Télé. Chez les voyageurs, très étonnamment,
c'est la galère, ainsi que la perspicace Audrey Pulvar de France 3 le
remarque : «Quelle galère !» On relèvera cette fine analyse
par un anonyme jeudi de la situation des transports : «Entre le métro
où c'est regalère et le train où c'est galère-galère».
L'usager Et
qui rame dans la galère ? Point de «voyageurs» ou de «passagers»,
mais, systématiquement, des «usagers», masse grondante et floue. A la télé,
ils sont rois, victimes «résignées» (selon PPDA) de la grève
«dure, dure surtout pour les usagers», clame David Pujadas, en
ouverture du 20 heures de France 2 mardi. Et on le défend, l'usager.
Ainsi Jean-Pierre Pernaut fulminant jeudi : «Troisième jour de galère
pour les usagers qui, eux, n'ont pas le choix et doivent travailler jusqu'à
65 ans, et tous les matins.» Car, souligne-t-il mardi à l'appui de
sa ligne éditoriale, «plusieurs sondages viennent confirmer
l'hostilité des Français à cette nouvelle grève». Alors
on tend sans cesse le micro à l'usager afin qu'il puisse, sans crainte ni
honte, s'exprimer. Plaintif : «Y en a marre, on nous prend en otage,
qu'ils aillent prendre l'Elysée en otage !» (France 2, mardi à 20
heures). Revendicatif : «Faut que la France se rende compte qu'il y a
des réformes qui doivent être faites» (même JT, même chaîne).
Menaçant : «On va aller voir les grévistes, on va leur taper dessus»
(TF1, mercredi à 20 heures). Parfois, l'usager s'organise : ainsi
l'Association des usagers des gares a-t-elle eu droit à trois reportages
en deux jours sur TF1 ! Emporté par son enthousiasme, PPDA annonce que
l'association vient de se créer «face à cette nouvelle grève».
Et qu'importe si, dans le reportage, on apprend qu'elle existe depuis 17
ans… Quand il est étudiant, l'usager devient un «antiblocage», en
opposition aux «bloqueurs». Là aussi, il s'organise contre les
grévistes, désignés par Jean-Pierre Pernaut sous le patibulaire vocable
d'«individus» (qui ont bien mérité une volée de CRS à
matraque). Chez l'antibloqueur, en revanche, «les points de vue sont
nuancés» (Pernaut, toujours). Et «les étudiants distribuent
des tracts, qu'on soit de gauche ou de droite». Pas grave si l'un
d'eux, interrogé par la suite, est encarté à l'UNI, le très droitiste
syndicat étudiant.
La
débrouille Surtout,
l'usager est débrouillard. A chaque édition de chaque JT, une nuée de
sujets sur «mon usager, mon plan B» ou, variante, «la famille Usager
s'organise». Dimanche soir sur France 2, on filme une femme qui achète
des mandarines sur un marché. Commentaire du journaliste : «Le plein
de vitamines avant une semaine qui s'annonce très sportive.» Lundi
et mardi, les JT alternent les reportages entre vélo, fidèle compagnon
de l'usager, et covoiturage. Mercredi soir, dans un même élan, tous nos
courageux usagers dorment dans les endroits les plus hétéroclites : les
salariés d'un hôtel à l'hôtel («largesse d'un patron compréhensif»
pour TF1 et «l'hôtelier sympa Bruno qui accorde une faveur à son
personnel» sur France 2), des infirmières à l'hôpital, et,
trouvaille de la Deux, des employés d'une agence d'événementiel… dans
une yourte sur le toit du bureau. Ils en sont tellement contents chez
France 2, de leur yourte, qu'ils y sont revenus jeudi !
Quelle
grève ? Au
fait, c'est quoi, cette grève ? Qui ne s'est informé que devant les JT
de la semaine n'en a aucune idée. Les journaux s'entament tous par un
sujet sur le trafic, poursuivent avec nos usagers usés, quelques réactions
gouvernementales ou syndicales de pure forme, mais d'explication du
mouvement, point. Ou si peu. Ou si mal. Outil favori : la comparaison.
Lundi soir, France 2 aligne un chauffeur de la RATP face à une
conductrice d'une société privée à Rennes. Laquelle juge que «les
conditions de la RATP en conduite et en stress sont pires que les nôtres».
Sauf que Pujadas a d'emblée planté le décor : les deux «font le même
travail». Le même soir, PPDA fait son pervers. «Revenons sur
les revendications des grévistes», susurre-t-il avant de balancer
un sujet en forme de foutage de gueule qui compare les cheminots
d'aujourd'hui avec ceux du début du siècle dernier, à grands renforts
d'images en noir et blanc de charbon qu'on enfourne dans la bête humaine
! Le lendemain, c'est un conducteur de la RATP que suit TF1. Son salaire ?
2 300 euros. La Une le donne en brut, ça fait plus.
Porte-parole «La
mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du
gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c'était
dans le programme de Nicolas Sarkozy, il a été élu en partie pour ça.»
Non, ce n'est pas du François Fillon, ni même du Xavier Bertrand, mais
du Jean-Pierre Pernaut, ministre du 13 heures de TF1. Ça suinte de tous
les sujets, de la hiérarchisation des JT, des mots choisis : la télé
roule contre la grève. «La France peut-elle être réformée ?»
se désespère Laurent Delahousse dimanche sur France 2. Quant à
l'ineffable Jean-Marc Sylvestre, mercredi à 13 heures sur TF1, il sait : «Les
syndicats ont compris que l'opinion publique ne les suivrait pas dans leur
opposition systématique à une réforme in-con-tour-nable.» Et celle-là
: «Notre obsession, c'est que les usagers soient le moins pénalisés par
cette grève.» Non, cette fois, ce n'est pas un aveu de PPDA, de
Pujadas, ni même de Pernaut, c'est du Fillon. Depuis une semaine, des
millions de téléspectateurs – cinq millions pour Pujadas, sept
millions pour Pernaut, près de dix millions pour PPDA – entendent les
JT et le gouvernement leur parler le même langage en stéréo. RAPHAËL
GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS QUOTIDIEN
: samedi 17 novembre 2007 |
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Point sur les Universités au 19 novembre 2007
41 universités totalement ou partiellement en grève avec piquets de grève bloquants : Paris I (site de Tolbiac), Paris III,
La Sorbonne, Clignancourt Paris IV, Paris VII, Paris VIII Saint Denis, Paris X,
Nanterre, Paris XIII Villetaneuse, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Rennes II, Toulouse II le Mirail, Toulouse III Rangueil, Pau, Perpignan, Aix–Marseille I
(sites d'Aix et Marseille), Lyon II, Montpellier II, Montpellier III, Lille III,
Limoges, Brest, Le Havre, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Amiens, Angers,
Metz, Nancy II, La Rochelle, Dijon, Grenoble III, Orléans, Reims, Saint Etienne,
Valenciennes, Poitiers, Arras Le Snesup (syndicat majoritaire chez les enseignants chercheurs) appelle, à
partir de vendredi 16 novembre, à la tenue d'AG de personnels afin de voter la
grève. Clignancourt Paris IV, Paris VII, Rennes II, Poitiers, Bordeaux I, Arras (+le site de Marseille d'Aix en Provence). La moitié des universités est
désormais en grève avec blocage. Et la liste va s'allonger demain avec des |
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Optimistes, les syndicats tablent sur "une forte mobilisation"."On a de bons échos" car "les collègues relèvent la tête et se disent, si on n'agit pas, on n'aura rien", affirme Gérard Aschieri (FSU), précisant que dans l'éducation, la possibilité d'une école sur deux en grève n'était pas exclue.
PARIS (AFP) lundi 19 novembre 2007 Les
huit syndicats de fonctionnaires se préparent à une grève pour les
salaires et contre les réductions d'effectifs pour mardi, alors même que
la poursuite de la grève à la SNCF et la RATP durant le week-end
pourrait faire converger les deux mouvements. Optimistes,
les syndicats tablent sur "une forte mobilisation"."On a de
bons échos" car "les collègues relèvent la tête et se
disent, si on n'agit pas, on n'aura rien", affirme Gérard Aschieri
(FSU), précisant que dans l'éducation, la possibilité d'une école sur
deux en grève n'était pas exclue. Le
mot d'ordre de grève concerne l'ensemble des 5,2 millions agents des
trois fonctions publiques (Etat, territoriaux, hospitaliers). Des
manifestations auront lieu ce jour là à Paris et en province. Les
syndicats, ont-ils rappelé vendredi lors d'une conférence de presse,
exigent "l'ouverture immédiate de négociations salariales"
pour obtenir "une augmentation de la valeur du point d'indice"
(qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires) et "une
refonte globale de la grille salariale". "Tous les secteurs de la Fonction publique seront touchés", ajoute Jean-Michel Nathanson (Solidaires). Ainsi, les syndicats de l'Education, des Impôts, des douanes ou des hôpitaux publics ont déjà appelé spécifiquement à la grève. S'ils
n'obtiennent aucune avancée à l'issue de cette journée, les
organisations syndicales ont d'ores et déjà prévu de se retrouver le 21
novembre au soir, pour "envisager les suites" du mouvement. La
probabilité de faire grève en même temps que les cheminots, si la grève
à la SNCF et la RATP n'était pas finie mardi, est appréciée différemment
d'une organisation à l'autre. Pour Jean-Marc Canon (CGT), "s'il y a coïncidence des dates avec le mouvement de grève dans les transports, c'est parce que le gouvernement aura pris le risque de ne pas répondre aux revendications des salariés". "Ces luttes ne s'opposent pas", a-t-il ajouté. "S'il
y a convergence de mouvements, on fera avec, tout en affichant clairement
les revendications des fonctionnaires", renchérit Gérard Noguès
(FO). Le
18 octobre dernier, la CGT, FO, la FSU et Solidaires avaient appelé à se
joindre à la grève des cheminots, ne mobilisant que 8% des effectifs de
la fonction publique. Mais pour Elisabeth David (Unsa), "il est hors de question que les deux mouvements se mélangent. Nous tenons à un mouvement spécifique pour être entendu". "On
a la responsabilité de montrer le mécontentement des fonctionnaires. Il
faut se concentrer sur cette visibilité", ajoute Eric Fritsch
(CFDT). Sur
le fond, il rappelle notamment qu'en 2007, les fonctionnaires "ont
perçu leur unique augmentation salariale le 1er février", avec une
hausse du point d'indice de 0,8%. "Mais
l'ensemble des protagonistes de l'époque se souvient très bien que cette
augmentation avait été accordée (...) au titre du rattrapage de
l'inflation pour l'année 2006", a-t-il précisé. "Il est faux
d'affirmer, comme le fait le gouvernement actuel, que les fonctionnaires
ont eu une augmentation salariale au titre de 2007". Et
les mesures "ciblées" proposées fin octobre par le ministre de
la Fonction publique Eric Woerth, considérées par les syndicats comme
"du saupoudrage", n'ont fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. De
même, l'annonce au cours de l'été, de la suppression de 22.900 postes
de fonctionnaires Alors
que les agents de la RATP et les cheminots entament mardi leur septième
jour de grève consécutif contre la réforme des régimes spéciaux, les
fonctionnaires cesseront à leur tour le travail et manifesteront dans
toute la France contre les suppressions de postes, la réforme de la
Fonction publique, et pour exiger l'ouverture de négociations salariales. La
grève qui touchera tous les secteurs de la Fonction publique promet d'être
fortement suivie, notamment à l'Education nationale où Xavier Darcos
table sur un fonctionnaires sur deux "au travail", tandis que le
SNUIpp, principal syndicat des instituteurs, annonce 65% d'enseignants en
grève dans les écoles. La
Poste, les Impôts mais également le trafic aérien devraient être
perturbés. La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) s'attend
à des perturbations pour les aéroports d'Orly et de Marseille, et Air
France annonce une modification du programme de ses vols intérieurs au départ
et à l'arrivée d'Orly pour mardi en début de matinée, sans plus de précisions. La
DGAC soulignait lundi que si aucun préavis de grève spécifique aux
contrôleurs du ciel n'a été déposé, ces personnels dépendent de la
Fonction publique. Des
manifestations sont prévues dans toute la France. A Paris, le cortège
partira à 14h de la place d'Italie pour se rendre jusqu'à l'Esplanade
des Invalides. Les
organisations de lycéens et d'étudiants ont appelé à se joindre à la
mobilisation et on devrait également compter des cheminots dans les cortèges,
et des agents de la RATP dans le défilé parisien. Mais
la plupart des syndicats excluent, pour l'heure, toute
"jonction" entre les différents mouvements - sauf dans
l'Enseignement où les fédérations disent suivre "de très près"
ce qui se passe du côté des étudiants - d'autant plus que la grève des
fonctionnaires est prévue pour ne durer qu'une seule journée. Les
fédérations de la Fonction publique ont prévu de se revoir dès
mercredi soir pour décider des suites et à la Fédération syndicale
unitaire (FSU), on souligne que "le calendrier d'éventuelles actions
ne dépendra pas de l'évolution de la situation sur le front des régimes
spéciaux, même si on peut se sentir solidaire". La
FSU plaidera, lors de cette rencontre, pour de nouvelles actions
"avant les vacances de Noël". "Il
y a effectivement une concomitance des mouvements sociaux qui est le fruit
de l'attitude du gouvernement. Cette concomitance ne nous dérange pas.
Chacun travaille sur son terrain revendicatif. Pour nous, ces luttes ne
s'opposent pas mais nous ne souhaitons pas une jonction pour la
jonction", a expliqué lundi à l'Associated Press le secrétaire général
de la CGT-Fonction publique Jean-Marc Canon. Le
ministre de la Fonction publique Eric Woerth a assuré de son côté lundi
qu'il souhaitait "réussir" avec les syndicats un accord
salarial" dans la Fonction publique, qui n'en a pas eu "depuis
dix ans". Le
ministre a toutefois réfuté sur France-3 les arguments des syndicats
"qui disent: 'On a perdu 6% sur le point d'indice. Mais sur
l'ensemble d'une feuille de paie, il y a une augmentation en moyenne de
3,5% par an tous les ans depuis six ans", polémique récurrente
depuis dix ans entre les syndicats et les différents gouvernements. "Le
gouvernement ne nous propose toujours aucune négociation. Nous n'avons
d'ailleurs toujours pas eu de contact à la veille de la grève. Et il
semble croire qu'il y aura juste un mouvement de colère qu'il convient de
laisser passer", a déclaré à l'Associated Press le secrétaire général
de la FSU Gérard Aschieri. Et pour lui, "c'est sous-estimer le mécontentement
qui règne parmi les agents".
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