Les infos les plus récentes se trouvent en bas de page
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exprimons, tous ensemble, notre refus de la nouvelle procédure ! |
Pétition contre la
notation/évaluation
La réforme de la notation n’a pas comme objectif de reconnaître la valeur professionnelle
des agents, ni d’améliorer leurs carrières étriquées qui stagnent depuis des années,
particulièrement pour la catégorie C depuis la fusion des échelles 2 et 3.
La logique de cette réforme, c’est la mise en concurrence des personnels et le
clientélisme.
Nos fiches de notation 2005 sont en train de nous être communiquées. En effet, la nouvelle procédure ouverte par le
décret FP n°2002682 entre dans sa dernière phase, celle de la communication des propositions d’évolution de note
aux agents.
La hiérarchie dispose d'un outil : c'est le guide evaluation du Rectorat d'Amiens
A cette étape de la procédure, les personnels vont être confrontés à deux choses : l’appréciation hiérarchique directe de leur manière de servir et le calibrage réglementaire (les fameux 20% et 30%) de la commission d’harmonisation académique. Ils sauront donc peut-être si l’évolution de leur note leur ouvre droit à une réduction d’ancienneté (de 6 mois ou de 2 mois).

Dans cette situation, le SNASUB/FSU rappelle son
opposition résolue à cette réforme. Il souhaite même contribuer nationalement et dans l’académie à l’expression
collective des personnels du refus de la mise en oeuvre des nouveaux textes.
C’est pourquoi, nous vous proposons de manifester systématiquement notre désaccord.
Comment ?
Par la contestation systématique de notre notation dès lors que l’on considère qu’elle ne tient
pas compte de la situation concrète et réelle ; par l’envoi d’un courrier hiérarchique exprimant
notre désaccord, y compris lorsque l’évolution de la note proposée par la hiérarchie conduit à la
réduction d’ancienneté.
Bénéficiaire d’une réduction d’ancienneté ou pas, nous aspirons tous à une reconnaissance générale de
nos missions, en terme de rémunération et d’emploi occupé. A l’heure où notre ministre nous écrit pour
dire tout le bien qu’il pense de nous, exigeons tous ensemble qu’on stoppe les mesures qui instaurent une
gestion des ressources humaines “au mérite” ou “à la tête du client”.
Ne nous laissons pas diviser !
Ni carotte, ni bâton pour l’avancement!
POUR TOUTES ET TOUS,
Solidairement avec les nombreux recours individuels, nous exprimons notre mécontentement à l’encontre de cette réforme dont nous exigeons le retrait.
Au–delà des nombreux dysfonctionnements et problèmes d’application constatés, nous
sommes opposés sur le fond à ce dispositif et réclamons l’attribution équitable, dès
maintenant, de réductions d’ancienneté ne générant pas des différentiels importants dans
les déroulements de carrière.
Nous voulons voir nos qualifications reconnues en termes de statuts et de
salaires !
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déclaration liminaire arrêtée par le
Snasub-Fsu de l'académie d'Amiens
qui sera lue dans chaque CAPA par nos
commissaires paritaires
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Déclaration préalabledes commissaires paritairesdu
SNASUB/FSU
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La
nouvelle procédure de notation appliquée aux ATOSS arrive au terme de son
application pour l’année 2005 et le moins que l’on puisse dire c’est
qu’elle ne satisfait pas grand monde. La greffe n’a pas pris ; ni pour
l’administration, qui a été dans l’incapacité de faire appliquer la base
réglementaire à l’ensemble des différents échelons hiérarchiques, ni pour
les personnels, qui ont rencontré autant de conditions de notation qu’il y
avait de notateurs de proximité.
Les mises en garde que le SNASUB/FSU avait formulé depuis 2002, année
d’entrée en vigueur du décret Fonction publique lançant la réforme se sont
malheureusement révélées exactes et nous confirment dans notre
opposition résolue à cette nouvelle procédure, pour au moins trois raisons :
D’une part, elle lamine complètement le principe d’égalité de
traitement des personnels puisque tout repose sur une relation individualisée
à l’extrême entre le notateur de proximité et l’agent noté. Les collègues
ont donc rencontré autant de conditions de notation qu’il y avait de
notateurs de proximité. Tout cela s’est donc souvent joué dans le cadre
d’une subjectivité relative ou absolue, provoquant des traitements différenciés :
dans tels établissements ou services les notateurs de proximité
s’interdisaient la progression maximale de note jugeant que personne ne
servait de façon remarquable alors que dans d’autres la note de +5 était
utilisée pour reconnaître le décalage existant entre les missions exercées
et l’emploi occupé, certains ont considéré que les notes +1 ou +2 étaient
jugées comme des notes fort respectables et d’autres n’ont pas jugé utile
de saisir les items…bref personne n’a été traité de la même manière.
Quoi de surprenant à cela puisqu’il n’existait aucun garde-fou collectif,
un référentiel, une grille, un barême… L’appréciation hiérarchique du mérite
est une mission fort complexe qui renvoie à trop de subjectif pour servir de
principe à une politique de gestion des ressources humaines juste et équitable.
D’autre part, cette nouvelle procédure entre en totale contradiction
avec les principes de fonctionnement du service public en général, de
l’Education nationale en particulier. Cette individualisation forcenée du
rapport notateur/noté, mis en œuvre par une fiche comprenant 32 critères à
satisfaire, une appréciation générale et une évolution de note en découlant
ne renforce pas la cohésion des équipes qui mettent en oeuvre quotidiennement
le service public d’éducation. Cette notation « au mérite »,
excluant quasiment les critères de carrière et pouvant avoir des conséquences
importantes sur l’avancement d’échelon – donc sur la rémunération des
agents – ne tient pas compte du cadre collectif dans lequel notre manière de
servir peut être observé. Pire, en signifiant aux personnels que seuls les
plus « méritants » auront des carrières « boostées »,
elles peut fragiliser le nécessaire travail en équipe, en privilégiant la
« performance » individuelle à l’efficacité collective. Dans un
cadre collectif, celui du service public, cela peut être destructeur.
Enfin, cette réforme de la notation alourdit considérablement les
charges de travail, notamment des personnels chargés de sa mise en œuvre.
Alors que les moyens en personnels administratifs ne cessent de diminuer, voici
une nouvelle « usine à gaz » nécessitant, pour la faire
fonctionner, de nombreuses heures de travail supplémentaire, à tous les
niveaux. Les nombreux dysfonctionnements constatés sont d’ailleurs en partie
explicables par la lourdeur de l’opération.
Pour toutes ces raisons, le SNASUB/FSU exprime son refus déterminé à
voir cette réforme être appliquée, et pérennisée pour les années à venir.
Nous nous prononçons donc pour la suspension des textes réglementaires qui la
mettent en œuvre et réclamons l’ouverture immédiate de négociations
nationales sur le sujet.
Nous souhaitons par ailleurs que Madame le Recteur nous communique dans les meilleurs délais possibles un bilan académique sur la campagne de notation 2005 (nombre de contestations de note, nombre de courriers ayant suivi la voie hiérarchique et contestant la réforme…) et tienne informé de ces éléments Monsieur le Ministre de l’Education nationale.
La direction des personnels, de la modernisation et de l'administration (DPMA)
au
1er ministre :
Compte tenu des difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des nouvelles modalités de notation pour la campagne du 1er janvier 2004 au 31 août 2005, il est proposé de reporter d'une année la campagne du 1er septembre 2005 au 31 août 2006, les délais ne permettant plus, en effet, d'organiser ces opérations dans de bonnes conditions avant le mois de juin 2006.
Il convient en conséquence d’abroger l’article 6 du décret du 21/09/05 qui fixait les dispositions transitoires applicables pour l’année scolaire et universitaire 2005-2006.
Cette abrogation a pour corollaire la modification de l’article 3 du même décret
qui fixe les modalités de répartition des réductions d’ancienneté.
Enfin, la liste des corps figurant à l’annexe du même décret est modifié pour tenir compte de la suppression du corps des secrétaires de documentation dont les membres ont été intégrés dans le corps des techniciens de recherche et de formation.
Le Ministère en porte-à-faux sur la notation !
EXTRAIT DU RAPPORT MINISTERIEL REMIS AU PREMIER MINISTRE
« Compte tenu des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des nouvelles modalités de notation pour la campagne du 1er janvier 2004 au 31 août 2005, il est proposé de reporter d’une année la campagne du 1er septembre 2005 au 31 août 2006, les délais ne permettant plus, en effet, d’organiser ces opérations dans de bonnes conditions avant le mois de juin 2006. »
le document contenant l'enquête du ministère sur la notation 2005-2006
Et on remet ça !
Extrait de la circulaire ministérielle adressée par le directeur général des ressources humaines aux recteurs et aux présidents d'université, relatif à la mise en oeuvre de l'évaluation et à la réforme de la notation :
"Les deux projets de décrets modifiant les modalités de notation et d'évaluation des personnels des filières ATOSS, bibliothèque et ITRF ont été examinés par le Conseil d'État. Ils seront signés et publiés prochainement.
Ils ont pour conséquence de supprimer la notation des personnels ITRF et de modifier le calendrier des campagnes de notation et/ou d'évaluation de ces personnels.
La période de référence initialement prévue du 1er septembre 2005 au 31 août 2006 est reportée d'une année et constituera donc une période bisannuelle allant du 1er septembre 2005 au 31 août 2007; désormais, la notation et/ou l'évaluation interviendront les années impaires.
Ces mesures ont également des conséquences sur l'attribution des réductions d'ancienneté. Le Conseil d'État ayant refusé l'attribution rétroactive de la moitié des réductions d'ancienneté, celles-ci seront donc attribuées en une seule fois, à compter du 1er septembre qui suit la période de référence, c'est à dire, la prochaine fois, le 1er septembre 2007.
Je vous engage donc à entreprendre sans plus attendre la mise en oeuvre de l'évaluation des personnels selon les modalités
et le calendrier décrits dans ma note du 19 juillet dernier."
Pierre-Yves DUWOYE
Entretiens d'évaluation des personnels ATOSS, ITRF et de bibliothèque ; campagne 2006
Evaluation, notation, avancement : où en est-on ?
L’opposition que la réforme a rencontrée chez les personnels et la manière brouillonne dont elle a été mise en place se sont conjuguées pour retarder et modifier son application, sans que l’administration cède sur le fond.
Les nouvelles dispositions
Un certain nombre de textes réglementaires modifieront bientôt le dispositif issu du décret du 29 avril 2002 sur la notation, l’évaluation et l’avancement. Ils conduiront à :
-reporter d’un an la campagne du 1er septembre 2005 au 31 août 2006 ;
-supprimer définitivement la notation pour les ITRF, abroger le décret sur leur évaluation et modifier leur décret statutaire.
Dès maintenant, une circulaire du 19 juillet 2006 (voir lien ci-dessus) prolonge
d’un an (jusqu’au 31 août 2007) la période de référence débutant le 1er septembre 2005 pour la notation et l’évaluation des personnels ATOSS et de bibliothèque et pour l’évaluation des personnels ITRF.
Les entretiens d’évaluation se dérouleront :
- pour les personnels ATOSS et de bibliothèque, de septembre à décembre 2006 ;
- pour les personnels ITRF, qui ne font pas l’objet d’une notation, de la rentrée à la fin du premier semestre universitaire.
L’évaluation pourra être mise à profit pour préciser ou modifier les objectifs fixés à l’agent. Leur réalisation sera évaluée au cours de la période bisannuelle suivante, du 1er septembre 2007 au 31 août 2009.
Les dispositions de la circulaire 2005-171 du 27 octobre 2005 concernant le contenu et la procédure de l’entretien d’évaluation demeurent en vigueur.
Contradictions administratives
Lors de la réunion de consultation des organisations syndicales précédant la parution de la circulaire, l'administration se déclarait consciente de la nécessité de critères objectifs pour l'avancement, tout en se demandant comment introduire ces critères sans enlever son sens à l'évaluation. En même temps, la disparition de la note, élément d’objectivité, se profile y compris pour les personnels ATOSS et de bibliothèque, même si les conclusions des travaux de la commission Weiss (chargée d’un rapport sur le dispositif) ne sont pas encore connues.
A l'objection de la disparité des bases de l'évaluation (ici existera une fiche de poste, un projet de service, ailleurs non), l'administration répond simplement que partout il y a un travail à faire, bien connu des agents. Mais dans ce cas on se demande à quoi servent fiches de poste et projets de service...
La prise en compte des besoins de formation est proclamée mais sera limitée par la faiblesse des crédits.
L'administration essaye de présenter l’entretien comme anodin, afin de «dédramatiser» le dispositif, faisant comme si celui-ci n’allait pas au-delà du dialogue normal et habituel entre un responsable de service et ses subordonnés. Mais en même temps la circulaire, dans la logique des textes et notamment du décret 2002-682, rappelle la nécessité pour l’évaluateur et l’évalué de préparer l’entretien, l’obligation pour l’administration de prévenir l’agent 15 jours à l’avance, le versement du rapport d’évaluation au dossier du fonctionnaire...
Le combat continue
La possibilité de recours contre l’évaluation doit être introduite. Le report de la campagne de notation ne doit pas remettre en cause ou retarder les attributions de réductions d’ancienneté prévues pour septembre 2006. Si le boycott de l’entretien d’évaluation ne peut être envisagé que collectivement, chaque fonctionnaire peut joindre un commentaire écrit au compte-rendu d’évaluation (utile en cas d’appel en révision de notation, notamment lorsque la note évolue trop faiblement).
Il s’agit bien d’obtenir toujours plus des personnels avec des effectifs et des rémunérations de plus en plus réduits. Etablir la concurrence entre eux, introduire des règles d’avancement basées sur un système qui perd sa transparence, est un moyen d’y parvenir. Cet objectif apparaît même de façon caricaturale avec la disposition prévoyant la transformation des majorations d'ancienneté (c’est-à-dire de pénalités à l’avancement) des uns en réductions pour d'autres.
Le décret 2002-682 instaure un dispositif foncièrement mauvais parce qu’il divise les personnels, ce qui est bien l’objectif d’une réforme inspirée du « management » du secteur privé.
Son retrait est indispensable.
La mobilisation de tous peut y parvenir.
Fiche pratique du dernier Convergences
Evaluation des personnels IATOSS, campagne 2006
Il a été convenu à la dernière CAN que les secrétaires académiques du SNASUB s'adressent au recteur et aux présidents d'université de leur académie pour leur demander des informations et des éclaircissements sur la campagne d'évaluation qui doit débuter maintenant, et pour obtenir la liste des évaluateurs désignés pour conduire les entretiens d'évaluation.
L’évaluation
des fonctionnaires : un piège pour les évalués comme pour les évaluateurs

Note
du SNASUB sur l’évaluation, à l’attention du CDFN de la FSU des
19 et 20 septembre 2006.
Un
décret fonction publique du 29 avril 2002 a profondément modifié le régime
de notation et d’avancement des fonctionnaires de l’État, sauf pour
l’instant – celui des personnels enseignants. Il introduit essentiellement
deux nouveautés :
-
l’obligation
d’un entretien individueld’évaluation pour chaque fonctionnaire, conduit
par son supérieur hiérarchique direct ;
-
un
contingentement à la fois trèsstrict et très discriminant des mois de réduction
de l’ancienneté nécessaire pour passer à l’échelon supérieur.
Ce
nouveau dispositif, que les syndicats de la FSU ont condamné dès sa parution,
lie de manière indissociable évaluation, notation et avancement. Le système
de quotas impose que seuls 20% des agents doivent être considérés comme bons.
En conséquence, les évaluateurs notateurs ne peuvent plus porter un jugement
sur leurs subordonnés à partir de l’appréciation objective de leur activité
professionnelle, mais sont sommés de les répartir coûte que coûte entre les
quotas prédéterminés de «bons » (20%), «moyennement bons» (30%) et «mauvais»
(50%). Si d’aventure ils ne le faisaient pas, leur autorité hiérarchique le
fera à leur place et à leur insu par le biais des commissions dites
d’harmonisation préalable.
De
ce fait, non seulement les personnels évalués ne le sont plus au vu de leur
activité, mais, afin de respecter les quotas, les évaluateurs peuvent voir
leurs propositions de notes et appréciations corrigées à la baisse en
fonction de la représentation que se fait leur propre supérieur de la fiabilité
de leur jugement (et donc, vraisemblablement, de l’appréciation qu’il
portera sur eux). Cela amène quelques hauts fonctionnaires à se familiariser
avec les joies de la docimologie (étude systématique des méthodes d’évaluation,
et notamment des facteurs déterminant la notation). Ainsi, ce système réussit
à placer à peu près tout le monde en situation de concurrence : les évalués
entre eux et les évaluateurs entre eux (quid des évaluateurs d’évaluateurs
… ?).
Utilisé
pour la première fois en 2005 à l’Éducation nationale, ce dispositif a
provoqué à l’occasion de sa mise en œuvre un rejet massif de la part des
personnels eux-mêmes, suscitant un nombre jamais vu d’appels en révision de
notation devant les CAP. Il a également suscité la grogne d’un certain
nombre de notateurs évaluateurs primaires qui ont fait valoir qu’un tel
dispositif n’était pas vraiment de nature à favoriser le travail en équipe
dans les établissements et services.
Face
à ce vent de contestation, le ministère de l’Éducation nationale n’a rien
trouvé de mieux que de suspendre la notation pour 2006, … mais pas l’évaluation.
C’est l’exemple même d’un remède pire que le mal. En effet, le rapport
d’évaluation remplacera désormais la note pour opérer le classement des
personnels à l’occasion des opérations de gestion collective (avancement
d’échelon, avancement de grade, liste d’aptitude, …). Or, autant il est
facile et relativement objectif de comparer les agents entre eux à partir d’éléments
chiffrés, autant il est compliqué, long et hautement subjectif de les classer
à partir de rapports difficilement comparables entre eux.
A
travers ses syndicats nationaux, la FSU syndique à la fois des évaluateurs
potentiels (SNESUP, SNES, SNUPDEN…) et des évalués, ces deux catégories
pouvant se retrouver au sein du même syndicat (SNASUB, SNETAP, SNICS, SNUASFP,
UNATOS, …). Le SNASUB - et sans doute quelques autres – est demandeur d’un
travail fédéral sur cette question susceptible de déboucher sur une
expression FSU, au moins à l’interne et si possible à l’externe.
Nous mettons à votre
disposition un
outil destiné à combattre le dispositif pervers d’évaluation qui nous est
imposé.
Utilisez
le sans modération.
Faites
en profiter vos collègues de travail !
Ensemble, réagissons !
| Bulletin spécial Octobre 2006 L’entretien d’évaluation |
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L’évaluation des fonctionnaires :
un piège redoutable pour les évaluateurs
Le dispositif introduit par le décret
Fonction publique du 29 avril 2002 lie de manière indissociable l’évaluation,
la notation (si elle est maintenue) et l’avancement. C’est la raison
pour laquelle le SNASUB l’a combattu dès sa phase d’élaboration. Le système des quotas qu’il met en place impose que
20% maximum des agents doivent être considérés comme « excellents
», 30% comme « bons » et donc 50% comme plus ou moins
mauvais. En conséquence, les évaluateurs/notateurs
primaires ne peuvent plus porter un jugement sur leurs subordonnés à
partir de l’appréciation objective de leur activité professionnelle.
Ils sont sommés de les répartir, coûte que coûte et quoi qu’ils en
pensent, entre les trois catégories évoquées plus haut. Si d’aventure ils refusent de le faire, leur propre
autorité hiérarchique le fait à leur place et à leur insu, par le
truchement des commissions dites d’harmonisation préalable. Grâce à
l’aide miraculeuse de la docimologie (étude systématique des méthodes
d’évaluation, et notamment des facteurs déterminant la notation),
un petit groupe de responsables hiérarchiques de haut rang s’arroge
ainsi le droit de revoir à la baisse les notes et appréciations de
fonctionnaires dont ils ignorent tout, à seule fin de respecter les
sacro-saints quotas. Ce faisant, ils désavouent au passage le jugement des
supérieurs hiérarchiques directs qui, eux, sont au contact des
personnels qu’ils évaluent. Ainsi, ce système place non
seulement les évalués, mais également les évaluateurs en situation de
concurrence entre eux. En effet, chacun d’eux pourrait être tenté
d’intervenir directement auprès de sa propre autorité hiérarchique
pour essayer de faire respecter ses propositions initiales, et
accessoirement pour tenter de faire admettre qu’il est un évaluateur
fiable. Il devient difficile aujourd’hui, pour un évaluateur
de bonne foi, de préserver la cohésion du service dont il a la charge
tout en respectant les injonctions de l’autorité supérieure.
A vrai dire, ces deux options sont largement incompatibles et chacun se
trouve dès lors confronté à un choix délicat. Comment y échapper ? Nous ne pouvons qu’encourager les évaluateurs à
privilégier la solidarité des personnels au sein des unités de travail
qu’ils dirigent. Après tout c’est là que se trouvent les forces qui
assurent le fonctionnement quotidien du service public, à défaut de
celles qui favorisent une carrière brillante. Une partie importante de l’entretien est censée porter
sur la définition d’objectifs. Dans le cadre d’un service public, la
définition d’objectifs individuels est à peu près dénuée de sens.
Le but étant de fournir le meilleur service possible à l’usager, les
objectifs ne peuvent être que collectifs et portés par tous les agents
d’une même unité de travail. Est à proscrire absolument toute forme de demande, même
implicite, de sur investissement personnel, notamment par rapport aux définitions
statutaires des missions liées au corps auquel appartient l’évalué. Aucun
évaluateur ne doit oublier qu’il a affaire à des personnels généralement
beaucoup plus qualifiés que ce qu’implique leur statut. Pour
autant, il serait parfaitement incongru d’exiger des personnels en place
qu’ils suppléent à l’insuffisance des moyens humains mis à la
disposition des services. Le décret indique d’ailleurs que l’évaluation
doit tenir compte «… des conditions d’organisation et de
fonctionnement du service… ». Ce peut être l’occasion pour
l’évaluateur de faire état de ces insuffisances (postes, niveaux de
qualification, moyens matériels, locaux, …). De même, chaque évaluateur ne perdra pas de
vue qu’il est par ailleurs lui-même évalué. Il aura donc à cœur de
se comporter à l’occasion des entretiens qu’il sera amené à
conduire de la manière dont il souhaiterait que son propre évaluateur le
fasse à son égard.
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Et on remet ça !
Alors continuons à exprimer, tous ensemble, notre refus de la nouvelle procédure face à l'application prochaine de la Circulaire ministérielle adressée par le directeur général des ressources humaines aux recteurs et aux présidents d'université, relatif à la mise en oeuvre de l'évaluation et à la réforme de la notation
Attaché
à la poursuite de la lutte pour le retrait du
dispositif d'évaluation/notation,
destructeur pour la cohésion du service public et la solidarité
de ses agents, le SNASUB-FSU travaille à élaborer et mettra
à la disposition de chacun des outils pour combattre :
à
toutes les phases de la procédure, ne restez pas isolé(e) ;
échangez avec vos collègues, organisez vous, prenez contact avec
le SNASUB-FSU. Ce dispositif est mauvais, il doit être retiré !
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A retourner à Snasub-Fsu – 9, rue Dupuis – 80000 AMIENS |
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Nouvelle panoplie de l'administration Les
entretiens d’évaluation
devront se
dérouler : |
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Mauvaise note pour Christian JACOB, ministre de la fonction publique : Il
a précisé que la note chiffrée
de 18,25 à 19,75 sur 20 ne correspondait plus à
grand-chose. Effectivement, puisque celle-ci a disparu sous
cette forme depuis le décret du 29 avril 2002 |
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Le Snasub met à votre disposition un outil destiné à combattre le dispositif pervers d’évaluation qui nous est imposé : Faites
en profiter vos collègues
Ensemble, réagissons ! |
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Evaluation Notation Avancement : Quelles perspectives d'évolutions ?
Et puis, le 14 décembre 2006, on peut lire : "la notation individuelle des fonctionnaires sera supprimée dès le printemps 2007" ! |
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Christian Jacob annonce la suppression de la notation des fonctionnairese la notation
Cliquez
sur OK !!!!!!!!
jeudi 14 décembre 2006, 9h45 |
Christian Jacob annonce la suppression de la notation des fonctionnaires Le
ministre de la Fonction publique Christian Jacob annonce jeudi dans
"Le Parisien/Aujourd'hui en France" que la notation
individuelle des fonctionnaires sera supprimée "dès le
printemps 2007". "Nous
allons inscrire dans la loi la possibilité pour les administrations
volontaires de supprimer le système de la notation mise en place en
1946", précise Christian Jacob. "La réforme figurera dans
le texte de loi sur la modernisation de la Fonction publique qui
passera au Parlement le 21 décembre". "Je
souhaite qu'elle soit opérationnelle dès le printemps 2007",
précise le ministre de la Fonction publique. "Cela concernera
dans un premier temps toute la fonction publique d'Etat, mais la
réflexion est en cours pour l'étendre progressivement aux fonctions
publiques hospitalières et territoriales". Pour
Christian Jacob, la notation individuelle "ne correspond plus à
grand chose". "Avec ce système, on se trouve sur des effets
mécaniques essentiellement liées à l'ancienneté",
analyse-t-il. "Voilà
pourquoi nous allons (la) remplacer par des entretiens
individuels", ajoute Christian Jacob. "La
rémunération à la performance que j'ai mise en place pour
l'ensemble des directeurs d'administration centrale s'inscrit dans
cette perspective" de
modernisation. Et de rappeler que "dans cette optique, (il) a
ouvert la discussion avec les partenaires sociaux pour aller plus
loin". Le ministère de l'Education nationale "est très demandeur de cette réforme, de même pour l'Agriculture, l'Equipement", assure M. Jacob. "Mais je le répète, on avance progressivement". |
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Mais un peu plus de 3 mois après...
Annoncé le 15 mars et confirmé au Comité Technique Paritaire Ministériel
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Après des mois d’incertitudes où l’administration de l’éducation nationale a tenté d’organiser ( circulaire ministérielle du 18 juillet 2006 ) une campagne d’évaluation (devenue entretien professionnel) des personnels administratifs de l’administration scolaire et universitaire, des bibliothèques, d’une partie des ITRF, après les déclarations tonitruantes du ministre de la fonction publique mi décembre annonçant « la fin de la notation à titre expérimental » notamment à l’éducation nationale la réalité s’impose : notation avant le 31 aout 2007 ! Préparation de la suppression pour 2008 !
En
novembre 2006 le SNASUB a écrit aux ministres concernés pour
rappeler son opposition au dispositif : « Cette
opposition forte a conduit, rien qu’à l’éducation nationale, à
20 000 contestations de notation en 2005-2006 »
EXTRAIT
DU RAPPORT WEISS « Mais
en focalisant la traduction de la reconnaissance professionnelle sur
l’octroi de réductions
d’anciennetés différenciées, découlant automatiquement des
variations comparatives de notation, le dispositif biaise cette
ambition de clarification. Le
dispositif est d’abord lu comme une compétition exacerbée entre
agents aux résultats partiellement arbitraires » C’est précisément un aspect totalement négatif de ce dispositif que de préétablir que 20% des agents sont bons 30% moins bons et 50% médiocres ? Serait-il
envisageable, par exemple, que les enseignants soient appelés à évaluer
les élèves avec de telles contraintes ?
Nous réaffirmons notre opposition à ce dispositif dont nous demandons le retrait
IL N’Y A PAS DE BONNE APPLICATION D’UN MAUVAIS DISPOSITIF !
Faute de retrait, et afin de procéder aux bonifications d’ancienneté et aux avancements de grades pour 2007 ce processus de notation rejeté par les personnels se déroulera a nouveau dans les semaines à venir... Annoncé
le 15 mars et confirmé au Comité Technique Paritaire Ministériel du
19 mars ce retour de la notation en 2007
est désormais officiel ! Nous
refusons de choisir entre l’arbitraire du seul entretien d’évaluation
et la notation de mise en concurrence des personnels avec les règles
de quota (20 % de bons - 30 % de moyens et 50% d’autres) Nous
appelons les personnels a organiser le rejet de cette notation Le SNASUB se prononce pour :
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Pourtant, en ce moment, le "travail" continue...
Préparation de la Session du 17 avril 2007 du CONSEIL SUPERIEUR DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’ETAT
Voici donc ce projet de décret sur l'évaluation, mais attention, c'est seulement un projet ! Le texte définitif, qui peut être différent, ne sortira qu'après les élections...
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Evaluation notation : le retour ! Christian Jacob annonçait en décembre dernier la suppression de la notation des fonctionnaires Pourtant... Annoncé
le 15 mars et confirmé au Comité Technique Paritaire Ministériel |
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Pour la présente année scolaire 2006 - 2007, les agents seront à la fois évalués et notés !
Paris
le 26 avril 2007 ...
La circulaire ministérielle sur la notation 2005-2007 en .pdf
Petit rappel - mais, pour le moment, la notation existe toujours pour les personnels des bibliothèques et les personnels de l'ASU, elle doit donc s'appliquer selon la même procédure que l'année dernière : une "commission d'harmonisation" sera chargée, comme précédemment, "de permettre de respecter, au sein de chaque corps, les proportions de réductions d'ancienneté définies par les articles 13 et 14 du décret du 29 avril 2002 modifié, et portant sur 6 mois (20% de l'effectif) ou 2 mois". Les chefs d'établissement doivent envoyer leurs propositions de notes au ministère entre le 4 juin et le 13 juillet prochains, l'attribution des réductions d'ancienneté devant être examinée par les CAP du 2ème semestre 2007, après réunion des commissions d'harmonisation. Rappelons que les agents peuvent demander une révision de leur note, ces demandes étant examinées par les CAP (et d'abord par les CPE pour les personnels de l'enseignement supérieur).
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Circulaire du Ministère de la Fonction publique qui invite les ministères à préparer un projet de stratégie de gestion des ressources humaines pour 2007 Les entretiens d'évaluation sont bien liés à des objectifs à atteindre et reliés aux promotions et avancements, les bilans d'évaluation permettront de moduler les primes (voir pages 9 et 10) |
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L’évaluation
des fonctionnaires : |