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Déclaration préalable des commissaires paritaires académiques
du SNASUB-FSU
Les
commissaires paritaires du SNASUB-FSU, tous corps confondus,
tiennent à exprimer leur plus vive inquiétude quant aux prévisions
de suppressions de postes dans la fonction publique d'Etat présentes
dans le projet de Loi de finances 2010.
En
effet, 30.000 postes de fonctionnaires sont visés, avec près de
16.000 emplois à supprimer à l’éducation nationale contre
13.500 en 2009.
Nous
tenons à exprimer notre écoeurement et ras-le-bol de voir notre
filière administrative être ponctionnée de près de 900 postes :
600 suppressions franches et environ 300 emplois transférés du
programme « soutien » vers le programme « vie de
l’élève » dans lequel ne figure aucun administratif. Ces
retraits d’emplois vont avoir pour conséquences des réorganisations
de services pour les absorber, qui aboutiront à toujours moins de
personnels pour toujours plus de tâches. De nouveau, nos conditions
de travail vont être sacrifiées sur l’autel de la maîtrise des
déficits publics.
Pourtant,
dans le même temps et dans le même projet de budget, le
gouvernement réduit les ressources publiques en réduisant l’impôt
des plus riches et des entreprises : bouclier fiscal, réforme
de l’impôt sur les sociétés, réforme de la taxe
professionnelle… Toutes ces mesures ont pour conséquence une
augmentation du déficit public, que l’on essaye de contenir par
ailleurs, sur le dos des salariés, des budgets sociaux et des
services publics. Cela n’est pas acceptable car cela menace
l’existence même de ces services publics.
Les
commissaires paritaires du SNASUB-FSU, tous corps confondus,
tiennent à dénoncer également la politique académique de répartition
2009 des reliquats indemnitaires. En effet, nous sommes résolument
opposés à l’inégalité de traitement constatée entre les
personnels du budget « second degré » (EPLE et
CIO) et les personnels du budget « soutien » (services
académiques). Nous considérons que nous sommes tous, quelques
soient nos affectations et missions, embarqués sur le même navire,
et qu’à ce titre, une juste répartition des reliquats aurait du
intervenir. Nous vous demandons fermement d’acter cette demande et
de revenir à une politique académique égalitaire, plus juste et
plus conforme à l’investissement des uns et des autres dans
l’accomplissement des missions quotidiennes du service public d’éducation.
Enfin,
au sujet des réductions d’ancienneté qui sont à l’ordre du
jour de ces CAPA, nous vous demandons vivement d’envisager de
nouveau une répartition académique sur le plus grand nombre de
personnels possibles. Il faut abandonner la réduction d’ancienneté
de 3 mois, dont l’utilisation limite les possibilités
d’attribution globale à 50% des effectifs d’un corps et
n’utiliser que les réductions de 2 et 1 mois. Cela aura pour conséquence
d’attribuer des réductions à 60 % des effectifs du corps concerné.
C’était ce qui avait été concerté pour la campagne 2008 et
modifié unilatéralement pour celle de 2009.
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